‹ La conquéte et les conquérants des Iles Canaries: nouvelles recherches surChapitre 66 sur 134 · CHAPITRE TRENTE-DEUXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-DEUXIÈME

Et après que la barge* fut arriuée au dit port de Rubicon et ilz nous eurent bailliez les viures qu'ils nous auoient apportées*, c'est assauoir iiij pipes de vin et xvij sacs de farine, ils partirent de là pour aler es austres isles pour gaignier s'ils pouoient; car par telle condicion nous auoientils transmiz leurs viures qu'ils poussent prendre curain en aucun de noz isles. Et en toutes les aultres ce qu'ilz pourroient gaignier, car Bettencourt les a fait toutes mettre en sa protection et seîgnorie, et a fait le Roy de Castille crier parmi son Royaume que nul ne soit si hardi de y entrer si non par le cômâdemt et licence de Bettencourt, car ainsi l'auoit impétré deuersMe Roy, sans faire mencion de son cx)mpaignon Gadifer. Si pria à ceuls qui auoient le gouuernement de la barge qu'ilz le voulussent requeillir avec euls, car il auoit grant désir de visiter toutes les isles et aussi pour en prendre la saisine pour Bettencourt et pour lui*.

1. Texte de Jean V, chapitre xxxvi. Édition de la Société d'histoire normande, p. 56. Titre: Corne cette barge partit de Tlsle Lancelot pour visiter tontes les autres isles.

2. Texte de Jean V met : « La barge de Monseigneur de Bettencourt. »

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