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l'avenir de la richesse minérale 305

dérablement les estimations de cubage pour le gisement. Nons l'avons déjà discutée ^ Tout bien pesé, on a, je crois, intérêt à utiliser le plus possible les minerais pauvres d'une mine, en même temps que ses minerais plus riches. Ce n'est pas ce que l'on fait dans les exploitations menées avec la fièvre de production anglo-saxonne, ©û l'on cherche, avant tout, à éblouir les actionnaires par une très prompte et très brillante rémunération de leur capital, celle-ci fût-elle de courte durée. On se jette alors souvent sur les massifs particulièrement fructueux, sauf à gâcher complètement et irrémédiablement le reste. Cependant il est clair que, plus une exploitation utilise son personnel, son outillage et ses frais généraux en développant sa production (ce qui ne peut se faire qu'en extrayant les minerais pauvres avec les riches), plus elle tire un bon parti de ses ressources. L'exploitation des minerais pauvres a, en outre, l'avantage de conduire à une exploration plus complète et plus méthodique du gîte, dans laquelle on se trouve parfois amené à découvrir des quartiers riches qui, sans cela, eussent échappé.

Le seul grand inconvénient de cette méthode est, il faut bien le dire, pour les affaires en contact fréquent avec le public et où l'effet moral entre trop en ligne de compte, une dépréciation apparente des teneurs, une diminution des produits nets, dans le calcul desquels interviennent les minerais pauvres avec les riches et, par suite, des réflexions désobligeantes, venant parfois même de ceux qui devraient comprendre leur intérêt réel. Cependant, à mesure que

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