Évangile selon saint Jean, XII
^ 2» Évangile sel<m saint Jean, I, 99.
Sentiment du péché, horreur du péché, né cherchez pas d'autre porte pour entrer dans la foî.
Or notre conscience Touvre à deux battants.'
Je ne m^arrêteraî pas à prouver le péché*
Une de mes incessantes surprises, c'est que tant de gens réussissent à ne le point découvrir chez eux :
— Nous sommes imparfaits, mais nous ne nous sommes pas faits! dès lors, pourquoi me sentiraîs-je responsable? N'ai -je point mes vertus ?Suis-je inférieur aux autres? Mes erreurs, mes entraînements, s'ils existent , ne sont-ils point le partage du genre humain? Y â-t-il là de quoi s'alarmer?
En vérité, quand on entend un pareil langage — et on Tentend — on se demande si les païens n'avaient pas un sentiment plus moral et plus vrai, eux qui par leurs sacrifices, eux qui par leurs théories de miétempsychose.
manifestaient le besoin d'un pardon et d'une transformation*
Mais la conscience a parlé.
Je défie quiconque l'écoute et s'examine de ne pas aboutir, je ne dis point au dogme de }a chute, je dis à la conviction du péché individuel.
Nierez-vous l'égoïsme ? Nierez-vous les actes odieusement personnels que volontairement, librement et mille fois pour une vous avez commis?
Ne voyez dans ce que j'avance ni mysticisme ni exagération. Ceci est un cri de conscience. Seulement, gardons-nous de l'oublier, ce cri de conscience, on peut y fermer ses oreilles.
Que le SaintrEsprit nous donne de l'entendre. La conviction du péché vient de lui.
Le rapport est si étroit entre la conscience et TÉvangile, que le sentiment du péché ne
mène à rien de bon, dès qtill se sépare du travail consciencieux.
A défaut de travail, qu'est-ce que le sentiment du péché ? c*est Tâme acceptant sa 3 dégradation et n'aspirant à rien de ur ; ou bien, fait non moins avilissant, âme désirant le pardon à titre de bonmais n'aspirant pas au relèvement
hommes qui se savent corrompus, qui onnaissent, qui le proclament, qui en tat, et qu'aucun repentir n'atteint; des les qui consentent à professer, à pratipourvuqu''on leur garantisse le ciel, cela it tous les jours. Mais le ciel n'y gagne li les pécheurs non plus; car la cone n'a point agi.
m contraire le sentiment du péché ren- ) la conscience, que, sous l'action du Esprit, la conscience nous convainque
de péché — de notre péché, à nous — et le vofle qid couvrait la vérité religieuse se déchire par le milieu, en dépit des difficultés non résolues et des mystères insondés.
Voyez cette femme pécheresse qui arrose de ses larmes les pieds du Sauveur et qui les essuie avec ses cheveux. Pensez-vous qu'elle hésite ou qu'elle doute? Non; son péché Fa torturée, et les tortures de son péché Font jetée croyante devant le Sauveur.
a Celui à qui on pardonne moins, aime moins *7>.
Celui à qui on ne pardonne pas, n'aime pas.
Celui quine sent pas son péché, ne peut saisir Jésus. Cela est impossible. Or les impossibî- •lités morales sont les plus fortes de toutes.
Mais Fâme écrasée par son péché, Fâme qui a trouvé le pardon, cette âme reçoit et comprend FÉvangile, je vous Faffirme ici. <.