‹ La conscienceChapitre 26 sur 54 · Habacuci II, 4, Romains · texte numérisé non relu

Habacuci II, 4, Romains

; H. ETAi^gUe seloA «dnct Jean, VI* ti.

e l'âme humaine; croire, dans le senti-

nt de la perdition, en vue du pardon et de

ainteté; croire en se livrant : voilà Fœuvre.

f otre conscience nous dit que lorsque nous

tendons lui substituer les œuvres, quelque

nône, quelque travail extérieur, quelque

Slioration partielle; c'est que nous cher-

>ns, ni plus ni moins, à nous dispenser du

tngement.

iCs hommes de tous les temps, ceci est une

ille histoire, ont toujours trouvé plus facile

donner à Dieu de l'argent, des mortifica-

is, même des mutilations, que de se don-

^r ce que Dieu nous demande, c'est nous.

le demande que cela. H est vrai qu'en de-

ndant cela, il demande tout.

ans compter que Fœu/ore entraîne les œuvres;

[ue nous le savons bien.

!eci nous conduit à la dernière des illusions

religieuses ; le salut par la foi, considéré comme une dispense de régénération.

Les réformateurs n*ont jamais admis d'erreur semblable. Toutefois, la réaction du xvi* siècle contre un salut, fruit des pratiques et des œuvres, a fait sortir de ses proportions le dogme du salut par la grâce et de Tactiou toute-puissante de Dieu.

Sans remonter jusqu'à la Réforme, d'ailleurs, ne rencontrons-nous point chaque jour des hommes qui, à force de s'écrier : J'ai mon Sauveur! j'ai la paix! — prennent l'habitude de ne plus lutter contre eux-mêmes, tant ils demeurent certains que chaque faute sera couverte par un pardon?

Que parlons-nous des autres! Cette paresse,' mêlée d'une secrète duplicité, n'a-tnelle jamais abordé notre cœur? Ne nous pardonnons-nous pas aisément parce que nous savons que Dieu pardonne? Ne jetons-nous point le repentir par-dessus bord, éloignant nos péchés de nous

itant que TOrient est éloigné de rOccit * ? )> Ne nous arrhe-t-îl pas , après un^ te, d'împlorer notre grâce, puis, notre 30 une fois obtenue, de négliger le combat I, le combat jusqu^a» sang^t ûnt Jacques nous rappelle avec énergie la ^sité d'être des fcnseursi de la Parole, et non auditeurs seulement : <t nous séduisant s-mêmes par de Tains ddscoHPS * t »

e pardon gratuit — il ne s^agit nullement Tamoindrir — nous tire seul de Tabîme; t il nous émeut, seul il nous convertit, seul roduit Pobâssance; mais il faut qu'il la luise. Notre conscience n'Késite pas plu»

[u'ailleui^. Notre conscience ne nous, per* ; pas de croire qu'on puisse appartenir à 1 et garder un cœur bouffi d'orçueil ; qu'oa ^se appartenir à I^eu et rester colère, ou

Psanme CIII, 12.

Saint Jacques^ I, s?.

médisant, on paresseux, ou avare, ou envieux,; ou mondain.

Elle signale une contradiction absolue entr^ nos déclarations de confiance dans le pardon; et notre refus de réagir contre le mal. Une âme asservie au péché ne saurait trouver place dans le cieL La nouvelle naissance avec ses rudes ébranlements, la sanctification avec ses batailles sans trêve, tels sont les éléments auxquels nous ramène toujours la conscience éclairée par l'Évangile \

a II y a pardon par devers toi, afin qu*on ta craigne ^ ! lo — a Je courrai dans le sentier de tes commandements quand tu auras mis mon cœur au large »! » — Voilà en quels termes

1. Remarquez-le, je dis : éclairée par TÉvangile. En effet,, notre conscience est maintenant en possession de rËvangile^. et elle en profite, et elle grandit d'autant. L'action de l'Ëvan* gile, l'action du Saint-Esprit demeurent à la base de tout coque nous avons dit. Mais l'Évangile et le Saint-Esprit nousprennent par l'anse de la conscience; ne l'oublions pas.

t. Psaume CXXX, 4.

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