‹ La conscienceChapitre 37 sur 54 · RÉSUMÉ · texte numérisé non relu

RÉSUMÉ

tée, comme une tradition respectable, comme un lien de nationalité, comme un frein opposé aux passions violentes, ou même comme une satisfaction accordée aux besoins élevés de l'âme, comme une consolation, comme une espérance, comme une radieuse lumière jetée sur les tristesses d'ici-bas.

Ces titres-là n'ont aucune valeur pour la conscience. Un seul importe : la vérité! Ni erreurs commodes, ni mensonges bienfaisants, ni vérités acceptées sans sincérité. Une illusion, si douce fût-elle, ne séduira jamais la conscience. Une concession au prix de la loyauté ne rencontrera jamais son absolution. Elle aspire à la vérité, elle ne veut que la vérité, elle a foi dans la vérité.

Aussi le consciencieux ne ressemble-t-il nullement à ce portrait de fantaisie, à cette caricature qui nous le montre enveloppé de sa croyance comme d'un brouillard épais, redoutant les questions, redoutant les clartés, ana-

LA OONSOISNCB

t la science, reculant devant la vie; Immobile, abrité. sous son demi-' ssé sous son aveugle foi, semblable e nuit qui a peur du soleil et qui se md de son trou.

tiens consciencieux ne se cachent rétiens consciencieux sont fiers de i ne croit pas consciencieusement [ion dont on n'est pas fier. On ne sa croyance, quand on demande > elle à la science, à la liberté, au

fiers pour nous-mêmes — la con* is empêcherait bien de le rester ou [Ur — nous nous déclarons trèsre Évangile.

pas un médiocre signe de sa vérité il s'accorde toujours avec la con* *il la prenne pour son alliée, pour pour son missionnaire auprès de

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