NOTRE MARCHE
lève par la foi, et le soldat de Jésus-Christ ne rend jamais son épée.
Je Vai dit, il ne s'agit pas d'un jour; il ne s'agit ni de trois, ni de dix, ni de vingt ans ; il s'agit d'attaquer et de se défendre, sans désemparer, du premier souffle au dernier soupir.
L'enfant livre, on ne le sait point assez, plus d'un combat d'avant-garde. Le jeune homme, la jeune fille, luttent en pleine mêlée. L'âge mûr n'en a pas fini. Et la vieillesse elle-même, la vieillesse croyante et vaillante, voit l'ennemi en retraite tirer ces derniers coups de feu qui atteignent encore le vainqueur.
L'action a lieu au dehors, et surtout au dedans. C'est contre nous-même que nous avons à tourner l'épée de la Parole de Dieu. Si notre conscience la tient, je le répète, nous sommes forts.
D'ailleurs n'a-t-il pas vu passer devant loi
--îpfR^
les de la vie, ne veut-il point pour toutes, Celui qui s'est cœurs meurtris, Celui qui a rance aux captifs, Celui qui ne nouvelle aux pauvres. Celui 1, Celui qui a triomphé ? Des es libertés, des richesses, voilà 'te à chacun dans ses mains
i résoudrons ce problème, si ère vue, si redoutable quand BLCComplissement du devoir.
-^?^;if- --
Rien ne répugne à la conscience comme l'étalage de la conscience. Nous l'avons dit, le sens moral répudie toute ostentation.
Je me défie des gens dont la conscience emplit la bouche. Les vrais consciencieux, qui vivent avec leur conscience, qui ont pris leurs habitudes chez elle, n'éprouvent nul besoin d'en parler à tout propos.
Le poltron met volontiers flamberge au
vent; le vrai brave laisse d'ordinaire son arme
^rvr
burreau ; mais, quand il dégaine, c'est pour i de bon :
X est de faux dévots, ainsi que 4e faux braves, St, comme on ne voit pas qu'où rhonneur les conduit, [jQB vrais braves soient ceiix. qui font beaucouii de bruit, lies bons et vrais dévots, qu'on doit suivre à la trace, Sfe sont pas ceux aussi qui font tant de grimace.
eci dit, voyons en quoi consiste la loi royale
levoir :
efaiemoMi^!
sÛB ce QfQie dois, «dvt^fifie que $yGurra !
iflÉais la Tèfgle foieAaiiïentaie, ^i contient
; et s'applique à tout, n'a reçu de la cons-
oe iine forme {itus 6aisiteante ^ plus
Ile nen^tle divûier ies hommes ea deux
ips : «['ufie pari) ceux «qui regaréeai aux
Lcipes, c'est-à-dire au devoir; tte l'auia^
c ^ regardent «anx conséquences, c'est-
re à eux-mêmes : d'un côté, les hommes
de conscience; de Taufare, les hommes de calcul.
Que le calcul porte sur nos intérêts, ou sur ceux du pays, ou sur ceux de la vérité, le fond reste le même. Qui calcule ne croit point en Dieu; qui calcule bâillonne la conscience; qui calcule prend la place de TÉternel et se considère comme chargé d'assurer le succès.
L'homme de conscience et de foi agit tout autrement. Ma conscience a parlé, le devoir est clair, j'obéis. Il y a un Dieu là-haut !
Ce 'q«e cela met de jour, de force, d'uiiité dans la vie ne saurait se décrire. Je plains le politique; sans cesse il est obligé de remanier ses plaiîs; il lui tant tenir compte de tout : des indÎA^us et des ^constances, même un peu de Dieu, et de 4a vérité par-dessus le marché. Il fait une cote mal taillée où le devoir et l'ha- Meiéeèdentehacun quelque chose. Et chaque matin e'est à recommencer, et Dieu renverse ees combinaisons habiles, et les habiles se
-WW
184 LA GONSCIENCB
trouvent être les malhabiles quand on arrive au bout.
Faire le bien par conscience est une indispensable condition pour le bien faire. On peut Faccomplir autrement, mais alors, perdant sa vigueur, il peM son autorité.
J'aime ceci, mes goûts me portent là! — On prend, on laisse, la notion du devoir s'est effacée, nos penchants la remplacent, Fhomme moral a fléchi tout entier. ^
'Cela ne veut pas dire qu'aller contre ses goûts soit aller nécessairement dans le sens du devoir. Des esprits honnêtes ont bâti là-dessus d'étranges théories.
Voulez-vous connaître votre devoir? se sontils écrié : cherchez ce qui vous contrarie le plus!
Et l'on nous inocule ainsi la maladie des scrupules, qui ruine les énergies morales ; et Ton nous prépare une race d'esclaves toujours
courbés, exécutant leur tâche presque toujours à contre-cœur.
Telle n'est pas la pensée du Dieu qui veut des hommes libres, marchant joyeux dans le sentier de ses commandements. Loin que la suprême contrariété crée le devoir suprême, l'Écriture et la vie nous montrent les plus saints devoirs liés aux plus chères affections. Loin que la gêne avec la souffrance favorise Taccomplissement du devoir, l'expérience de chaque jour nous prouve que notre devoir ne sera bien rempli, qu'autant qu'il deviendra notre goût, notre besoin, notre bonheur.
Comprénôns-nous bien. Pour devenir un bonheur, l'obligation ne cesse pas d'être un devoir. Les bienheureux du ciel, qui servent Dieu, rencontrent leur joie dans l'obéissance, et ne sentent pas moins que cette obéissance est un devoir. Dès l'instant où elle ne le serait plus, les relations des rachetés avec Dieu se trouveraient complètement altérées; le
sens moral serait blessé d'une mortelle atteinte.
Que penserîez-vous d'un enfant qui, soumis de fait à ce que son père veut, n'admettrait pas le principe du devoir envers son père? Que penseriez-vous d'un citoyen qui, tout en observant les lois, ne reconnaîtrait pas la loi? Le sens moral, par où s'entend la conscience, manquerait chez tous deux. Dès lors, ne comptez plus sur rien, ni sur la soumission filiale, ni sur l'ordre social ; car le premier coup de yeni mettra tout par terre.
Nous avons un mot aussi funeste que commode : Je me sens porté ! je ne me sens pas porté !
Tel homme honorable, pieux même, vous déclarera qu'il ne se sent pas porté à visiter les pauvres, à soigner des parents malades, à prier en famiile, à vivre chez lui, à se rendre aimable, à être de bonne humeur, facile et doux aux siens.
Tel autre vous dira qu'il ne se sent pm porté à croire en Jésus^ ni à se repentir» ni à combattre, ni à se régénérer.
Ainsi les niveaux baissent. Ainsi les ques* tions da tendance», de préférenees, de tempérament se substituent à ki question de devoir. Ainsi des hommes qui semblent fort consciencieux jettent la conacdence aux vieux fers. Ainsi la loi royale : Le bien oblige! le vrai oi)ligel s'efface graduellement,
Et je n'ai rien dit de ceux qui, non contents de s'écrier : Je ne me sens pas porté an bien ! ne craignent pas d'ajouter : Je me sens porté au mal !
L'un va avec l'autre. Sur le terrain des sensations, des inclinations et des penchants, la notion du bien et du mal s'évanouit, sans parler de la notion du vrai et du faux.
Qu'on me pardonne d'insister sur ce point.
L'argument tiré de nos répugnances ou de nos satisfactions particulières se reproduit plus
y^mff^
e rimagine : — Cette pratique ) conforme à l'Évangile, mais nés besoins religieux! Cette ^ pas se trouver dans la Bible, te! Je me setis heureux quand me sens béni quand je crois
b; adieu la conscience; adieu
Un des grands moyens — aussi vieux que le inonde — de supprimer la morale, c'est de nous en faire deux : la morale selon la conscience, et la morale contre la conscience ; la morale morale, et la morale immorale.
Qu'on nous parle du devoir quand il s'agit
de la vie privée, à la bonne heure; mais la vie
des affaires, la vie publique, la vie politique
ne sauraient ni s'assujettir à une règle aussi
absolue, ni s'enfermer dans un habit «tussi
étroit!
190 LA CONSCIBNCB
Ceci, qu'on le sache ou non, ne va pas à moins qu'à détruire l'idée même de devoir. La conscience qui ne sert pas tous les jours n'est plus la conscience. Le devoir qui n'oblige pas tous les jours n'est plus le devoir. Qu'est-ce qu'une vérité qui a ses moments? Qu'est-ce qu'une justice soumise au vote successif des circonstances?
Les concessions tant reprochées aux jésuites — et à si juste titre — n'ont pas d'autre origine. Au lieu de prendre pour objet les affaires ou la politique, cette répudiation du devoir s'appliquait à la religion. Peu importe. Le nouveau probabilisme vaut-il mieux que l'ancien? Vaut-il mieux se donner des permissions de déloyauté ou de mensonge pour gagner de l'argent et pour gouverner l'État, que pour propager des dogmes et pour gagner des prosélytes?
Il y a deux choses qui ne changent point : la théorie du bien, la théorie du mal. a Faire du
mal afin qu'il en arrive du bien ! » est l'éternelle maxime de la morale immorale ; celle-ci n'a jamais changé sa devise et ne la changera jamais. c< Le bien oblige! » est l'étemelle maxime du sens moral ; maxime aussi claire qu'elle est courte. Point d'exception, point de suspension, point d'ajournement, point de compromis entre le devoir et l'habileté : « Le bien oblige!»
Appliquons sur-le-champ cette règle infail^ Ubie aux dUîingue des affaires.
Nous nous sommes arrangé une morale toute spéciale à leur sujet : — Que chacun se défende! Que chacun examine! Chacun pour
soi!
Le maquignon qui vend un cheval taré et qui récuse sa conscience en s'écriant : — ïlegardez4e! essayez-le! n'est pas plus odieux que le banquier qui lance une opération, qui ne la croit pas bonne, mais qui sait qu'au dé-
but, il y aura des primes à recueillir. Plus tard, quand les actions seront placées, on reconnaîtra qu'elles ne valaient rien ; des centaines de familles se trouveront ruinées pour avoir ajouté foi aux annonces et au prospectus : — Que voulez-vous ! les affaires sont des affaires ! que chacun examine ! chacunpour soi ! Tout le monde, Dieu merci, ne pratique pas cette morale à double face. Il y a des banquiers intègres, il y a de grandes entreprises menées avec une probité scrupuleuse. Mais, ne nous le dissimulons point, les deux morales existent pour d'autres, et, ce qui est plus grave, l'opinion générale admet, jusqu'à un certain point, la légitimité du fait. Très-révoltée par le petit vol banal exécuté dans la vie ordinaire, l'opinion se froisse très-peu du vol exécuté sur de vastes proportions dans le monde financier.
La conscience publique — et c'est un signe de son affaiblissement — blessée, ne proteste que par un faible murmure.
VeUlons sur nous. On participe toujours, plus ou moins, aux défaillances de son époque. Sitôt qu'une épidémie sévit, les bien portants eux-mêmes en subissent Tinfluence malsaine.
Orla passion de l'argent est partout, ses ardeurs se font sentir à tous, l'exemple des gains hasardeux et rapides exerce sur tous ses fascinations. Faire ce que tout le monde fait, cela mène loin. Faire le contraire de ce qu'on fait serait plus sûr. En tout cas, la conscience ne nous montre ni ce qu'on fait, ni ce qu'on ne fait pas, mais ce qu'on doit faire. Elle nous montre le devoir.
S'agit-il de politique? nous retrouvons la morale à deux visages.
Tel homme public se montre sincère et loyal dans la vie privée; il ne voudrait pas plus transiger sur le moindre article d'honneur que le négociant de tout à l'heure ne voudrait voler une épingle sur une pelotte;
W4 LA CONSClfiNCE
mais dèâ que la scène s'agrandit, sitôt que les intérêts politiques sont en jeu, cet homme, afin de blouser les adversaires, trompera dans ses dépêches et mentira dans ses conversations. Il aura ce qu'on appelle vulgairement une conscience de rechange, une conscience de parti; il emploiera de mauvais moyens, des moyens infâmes, des polices occultes, des corruptions; il marchandera les consciences, îl achètera le secret des cabinets étrangers. Et il vous dira que tout cela est admis, que tout cela est nécessaire ; il vous déclarera carrément que les armes doivent être égales ; qu'attaqué par des mensonges, on ne saurait se réduire à la vérité ; il affirmera que, sans le mal, le bien ne pourrait s'accomplir ; qu'il faut gagner les diplomates hostiles par d^ promesses, qu'il fetut s'assurer les députés hésitants par des emplois, qu'il faut soudoyer certains journaux pour lancer de fausses nouvelles et pour nier les vraies, qu'il faut ouvrir les leUres
LES DEUX MORALES ld5
particulières afin de tenir gens et choses en main * !
Mensonges des bulletins militaires, mensonges de la tribune, mensonges de la diplomatie : nous vivons dans un temps où le mensonge suivi, systématique, sans timidités et sans vergogne, s'est largement étalé.
Qu'en pense la conscience? — ^ Si le mal existe, évitez-le. S'il y a un bien, faites-le. S'il est un devoir, obéissez-lui. — La conscience ne sort pas de là. Elle ne donne à personne, ni jamais, ni pour quoi que ce soit, l'autorisation de mal agir.
Nécessité politique ! dit-on. Nécessité diplomatique ! Nécessité militaire ! — Et la nécessité de la droiture, qu'en faites-vous?
Les morales à exceptions, les devoirs intermittents, les consciences qui signent des com-
1. « Parles un peu moins de religion et de morale , et n'amollissez pas les cachets! » (Discours du baron Achille ie Daun»nt, sous la Restauration.)
promis ; vous savez ce que cela vaut. Cela vaut unrempart, auquel, d'avance, onaurait fait une brèche. Cela vaut une digue à laquelle on aurait fait un trou.
Revenir à la droiture en politique, à la sincérité partout, ce serait accomplir une des plus nobles révolutions de notre temps.
Révolution funeste ! — pensez-vous.
Je pense tout le contraire. J'ai toujours cru à l'alliance intime du vrai, du bon et de Futile. La théorie des vérités nuisibles, des vices indispensables, des injustices salutaires, m'a toujours paru plus stupide encore qu'elle n'est odieuse.
On se trouve bien habile, quand on se pose en petit Machiavel.
Machiavel lui-même était-il si habile? Avezvous beaucoup admiré, en le lisant, la grandeur de ses conceptions? Avez-vous jugé que cela pût mener bien loin ou bien haut?
Je vous donne mon opinion telle quelle :
celp révolte mon esprit autant que mon cœur.
C'est très-petit, en même temps que trèsignoble.
La conscience dans la p\>litique ne jouerait pas un rôle médiocre, vous pouvez m'en croire.
Je me rappelle de quel respect étaient entourés ceux de mes collègues à la Chambre qui passaient pour consciencieux.. Les moindres paroles prononcées par eux avaient plus de valeur que les plus éloquents discours. Il y a toujours des heures où les Athéniens renvoient Thémistocle pour revenir à Aristide.
On ne sait pas assez de quel poids pèserait aujourd'hui en Europe, une nation dont la politique au dedans et au dehors se montrerait purement et simplement honnête. Je disais naguères : Nous sommes fiers de notre foi ! — Pourquoi ne tendrions-nous pas à être fiers de notre politique?
Quand un homme public recommande l'en-
iêgnié à son paptî, quand il le veut squ'à devenir chevaleresque, il lui
plus admirable, ajoutons le phis fort edts.
Ene la loyauté, recueillera quelque jour se. La récolte peut se faire attendre ; nez rien, elle viendra, vînt-elle point, la oônscience est-elle t?
Igne -^ aux dootrinee duquel se nbsà ivent l'honnêteté vulgaire — ' Mone faux bonhomme qui semble tenir le du bon sens et qui sape en-dessous les
sens moral ; Montaigne a dît de la ee : Que sais-je?-^ La eonsoience n'est >duit accidentel et infiniment variable tudes, des idées courantes, des tradiétant que cela, elle n'oblige personne, irant les circonstances, naviguer selon îéder à la force, prendre son parti du 3ser vers le but par les voies détour^
nées quand on n*y peut arriver par le chemin droit : telle est la sagesse.
En d'^autres termes: accommodons- nous, mentons, courbons Féchine.
La conscience, vis-à-vis de tels sophismes, se redresse de toute sa hauteur; et de toute sa simplicité aussi. Car elle est simple, et ce caractère que j*ai déjà signalé vaut qu'on y revienne ; il marque le trait divin.
L*Évangile dit : « Prudents quant au bien !»
il existe de mauvaises bonnes œuvres. L'Évangile dit : c< simples quant au mal M » il n'y a pas de mal qui soit bon.
La conscience a le regard droit; elle ne se met pas en quête des conséquences; elle s'en tient au principe, qui est net, qui est impérieux, et qui lui suffit. La conscience nous fournit cette bonne grosse morale, qui est la grande. Travailler à faire mieux que bien, lui
l, Romains, XVI, 19.
A mesure qu'elle fait grandir rhomme, la conscience grandit d'autant.
Elle peut grandir ou diminuer, non dans son principe, immuable : Le bien oblige!
mais dans les applications de ce principe, qui toujours se proportionnent à notre sincérité.
Elle peut grandir ou diminuer, non dans son essence, invariable ; mais dans son autorité, qui toujours dépendra de la manière dont on l'écoute ou dont on s'efforce d'étouffer sa voix.
îience qui grandit, est-il rien de
îonnaissez-vous rien de plus noble
ae attentif à la conscience et viri-
ais au devoir?
qui a, il sera donné M »
le a le ferme propos d'agir selon
îhrétienne ; il lui sera donné de la
•reodre chaque jour.
le a la volonté arrêtée de n'éluder
r; chaque jour des devoirs meil-
mt indiquée.
I nous parle de n xsoo&okmùe^ «xer-
^!ier le bien et le mal ^ ! ^
On peut doBiC exeroer ou ne pas
mscienee. Un 0(>rp6 ^^&Ké «a for-
iscîemoe exercée prend vigueur.
mee^ cet h<omme, ccmstamment
) développe sainieQQienl;. Et une te-
E^ une lumière, ujae vaillaxioe
Ion saint Matthibu, XIII, IS.
tiA CONSCIENCE CROÎT ET DÉCROÎT 203
amène une vailknce, la vie morale s'épanouit, la passion de la justice embrase le cœur; solide Bn face de tous les affaissements, de toutes les tentations, debout sur toutes les brèches, cet homme devient <îapable de redire la grande parole : a Je ne puis autrement! »
Hélas ^ il en est qui peuvent autrement.
Leur nombre s'accroît avec une effrayante rapidité.
On pense, on parle, on agit contre sa conscience, sans trouble et sans hésitation.
La conscience est toigours là ; mais on l'a murée, et si solidement, qu'on ne l'entend plus.
Bien mieux, on s'est fait une fausse conscience.
Il existe de fausses consciences, comme il existe des christianismes faux.
On voit des gens — et n'avons-nous point, nous, à notre compte, de ces expériences hu-
CIENGE
3 gens qui parviennent
un à un, comme on
re les lumières d'une
iait le mal, c'était avec tre, on le fait sans trop e fait sans aucun re- :* le faire, presque avec et les remords devienée, si inconnue, qu'on dus ries scrupules des lent de leurs péchés et état moral.
id parfois, tant elle est l'un effondrement. Où 3r, laissé un homme, 3tte année qu'un foncisan, qu'un politique, Ls aviez laissé une âme ouissances élevées, à notions; vous ne trou-