LA OONSCIBNCB CROÎT ET DECROIT
vez plus qu'une intelligence épaissie, qu'un esprit obscurci, qu'une nature triviale, rabattue aux sécheresses de l'ambition, aux vanités, aux avidités.
Les Chinois prennent un noble chêne; ils l'emprisonnent dans un petit vase ; et ils obtiennent ainsi des avortons qui vivent, qui même portent des fleurs et des fruits : pauvres êtres rabougris, contrefaits, misérables; eux, destinés à étendre librement leurs fortes racines, à tordre avec puissance leurs branches robustes au grand air^ en pleine forêt!
Il en va de même pour les consciences auxquelles on a refusé le sol, le ciel et le soleil • Elles se sont raccornies , elles se sont amoindries.
L'homme est devenu petit. On a créé la race des mirmidons.
0TB LA CONSCIENCB
ons pas d'illusions.
3, la conscience chrétienne, la lée de la Parole de Dieu ; celle 1 absolu changement et qui ne i à moins ; celle qui progresse ître, et dont les exigences augde diminuer; celle qui ne fait injustice, à aucun mensonge, Bté; celle qui prétend qu'on 1 monte; celle qui nous lance la mêlée et qui veut que nous
allions « jusqu'au sang « ; » celle qui impose des résolutions viriles et qui dicte de douloureux sacrifices; celle qui fait des vaillants; celle qui exige d'une manière positive , et non pour la forme, Texécution du devoir; cette consciénce-là est un rude éducateur.
Avant de voir ce qu*elle nous donne, sachons ce qu'elle nous ôte.
Elle nous ôte avant tout le repos, car la bataille de la vie n'est une bataille que par la conscience. Sans la conscience, cette bataille serait une déroute. Or, une déroute termine la guerre. On rentre chez soi, on accepte le joug du vainqueur, on retourne sa cocarde, et tout est dit.
Ce repos-là, honteux, s*acquiert aux dépens de la conscience et du devoir. On l'obtient par la vie au rabais, par les convictions moyennes. Battu, on parle peut-être encore de conscience