Évangile selon saint Marc, IX
fe mQ parlez pcisi de ces dévotions cette religion gui n'e^t qu'une doorêtre qu'une habitude, qui fi. dw ioes poup toutes no$ convoitises et 9 pour tous no8 entraînements, Ne pas de cette piété mesquine et mor l'héroïsme épouvante, que les opoiîc wr, qui nous ouvre les voies médioas met à l'ordinaire de je ne sais train bigot!
)nsQience nous le dit clairement :
n qui laisse l'homme tçl qu'i^Ue Ta pas une reUgioUf
é4nl§s bgnnêtes ve-ient mieip que
hrétiens. Au ïfXQm îl» obéiP^ent à
enQe,
nie honnête ! je pourrais dire TboU'-
Imw.
i ce caractère de l'honnêteté, réside
m du fait qui a si souvent étonné,
[ue scandalisé les voyageurs.
~^:/SÉàÊn
Les Turcs mahométans, pris dans leur ensemble, valent mieux que les chrétiens orientaux. Il faut en rougir, il ne faut pas s*en formaliser. Ces Turcs croient ce qu'ils croient; et ces chrétiens, la plupart du moins, ne croient pas ce qu*îls ont l'air de croire. Les uns ont foi dans leur foi ; leâ autres n'ont retenu du christianisme que le nom, avec quelques pratiquée extérieures, que nul ne prend au sérieux.
Soyons-y attentifs. Ce qui se passe en Orient, pourrait bien se passer aussi dans notre Europe.
Les chrétiens, en Europe comme en Orient, peuvent devenir, selon l'état de leur santé morale, ou la grande objection contre rÉvanglle^ Du sa grande démonstration.
l)es chrétiens objectifs, il y en a chez nous tant qu'on en veut. Et plus d'une âme droite, qui prenait le bon chemin, s'est arrêtée, voyant la foi chrétienne se traduire en formes, en étroitesse, en raideur, en orgueil dévot, en ju-
gements peu charitables ; au lieu de produire le miracle attendu, le miracle nécessaire du uvellement chrétien.
le le produit, grâce à Dieu. Consciencieuse, assainit Tâme. Or, la santé est le roi des iments. Entre plusieurs systèmes médi- [, décidément le meilleur, c'est celui qui it.
Évangile guérit. L'Évangile de Dieu répare al que fait l'Évangile des hommes. Par lui grandes consciences sont incessamment lées. Par lui, la conscience a reçu, il y a huit siècles, de la bouche de quelques Gans ignorants, des lumières que les Platon possédaient pas. Par lui, la conscience s'est ment développée , pendant ces dix-huit les, que, si Ton dressait aujourd'hui le catale des règles morales acquises au domaine mun et qu'admettent d'instinct les homde notre temps, on resterait émerveillé du nin que l'Évangile nous a fait parcourir.
V^à^cJ
L'Évangile, c'est-à-dire la santé, con que sa force à nos joies.
Il y a des joies pleines de santé; c'est science chrétienne qui les donne.
On se trompe étrangement, quand i pose que les vies consciencieuses se rec( sent à leur visage renfrogné. Je dirais tiers le contraire, et que l'habitude d'ob< plement à ce qui est bon, fait entrer chez nous, parce qu'elle y fait en paix.
Le poëme des joies se chante là, dans !
vraiment chrétiennes. C'est une perp allégresse de l'âme, de l'âme jeune, v ardente. Il y a des plaisirs, et de franci et les éclats des gaietés innocentes qui p à notre Dieu.
Allez, vous pouvez m'en croire, ce n' le chrétien consciencieux qui adress Père céleste cette plainte du fils aîné d< rabole : « Tu ne m'as jamais donné u
të4 LA G0N6CISNCB
^u pour me réjouir avec mes amis * I d
Évangile, c'asi^À-dire la santé, communi-
la force à nos douleurs.
y a des douleurs sérieuses et vraies; c'est
singile qui les donne.
DUS avons à mettre de la conscience dans
douleurs.
v&o la conscience, point de oes légèreife
pes qui refusent de ^'attrister, q^i veiil^ii
érober à tout prix et en dépit de tout.
> dérober! et çtprès?
3arter les idées qui pourraient assombrir;
Lter la souffrance, le devoir, la mort t et
i vie est-el]â encore la vie, lorsque nous en
is ôté les douleurs? Nos joies sonindlles
)re des joies, quand nous avoua repoussé
'euve? Le chagrin une £ois supprimé, ea
mes-nous plus gais? Non. L'épreuve de-
bvaagile selon saint Uic, XV, rr.
LA Sk'ti'ré uonkhE 255
meure, seulement les fruits de l'épreuve ont disparu.
Dieu nous afflige pour que nous soyons af-^ fligés. Nous nous airangeons pour ne pas l'être, ou pour J'êtee « en vain * ».
Nous nous desséchons, nous nous ^ppauvrisr^ sons ; nous descendons au rang de ces êtres infortunés qui oublient leur âme, et qui se croient heureux, parce qu'ils sont parvenus : à $e dùtrmrel
Ayons 4ôs douleurs vigoureiases, des douleurs profonde^, des douleurs durablps; ayons dps douleurs qiji regardent en haut, des 4^»leurs qui pleurent avec ceux qui pleurent; et pour cela, je le répète, mettons de la conscience dans nos douleurs *.
U Q^iAi^ iih ^^
t. L'auteur dit ailleurs à propos àB l'amour ^% jdes douleurd que rÉv9Jagile iioi;is a révélas : « Le yieil égoïsme en fréoûrâ : la vieille sainteté, par voi^ de mutilation, s'en indignera ; le vieil hsmmBj «n m tmU regre^taiit JLes sérénités païennes^ s'eSbrcera de ]^ retrouver at de se délivrer des affections;
Maintenant, je retourne à la vie: à la vie toute pénétrée de santé morale ; à la vie chrétienne dans son ampleyr et dans sa beauté.
Vivre sincèrement, d'une vie salubre, où rien de bon n'est détruit, d'où la conscience n'a retranché que le mal, où les nobles développements de la tendresse, de l'esprit, de l'imagination, du dévouement, où l'activité scientifique, où l'action patriotique se sont fait une place; vivre de cette vie étrangère à tout ascétisme, gouvernée par l'énergique morale de l'Évangile , c'est vivre au grand soleil, et Ton en vient, je le dirais presque, à ne plus distinguer entre les devoirs et les plaisirs, tant le
mais l'Écriture continuera à protester contre ceux qui disent : ce qu'on ôte aux créatures, on Tôte à Dieu. Par elle, nous savons que mieux on aime Dieu, mieux on aime les créatures; Tamour de Dieu n'exclut rien de ce qui est bon; à mesure que le cœur grandit, ce qu'il renferme grandit avec Iw. » — « La sobriété dans les affections ne nous est que trop recommandée, et j'ajoute qu'elle n'est que trop pratiquée aussi. Les deuils sont courts, les consolations sont promptes, les morts sont bien morts. »— La Famille, tome II, chap. tu» Paris, Michel Lévy.
bonheur — le vrai — s'y est révélé intime union avec le bien.
A la vue de ces enthousiasmes, d( lances, de ce bon travail par la foi, p mission, dans la paix et dans la j< puis pas ne point m'écrier : la vie es
Oui, elle est belle! De même qu'il aussi, cet Évangile qui ne mutile qi soit, et qui transfigure tout.
La vie est belle! Au travers des coi travers des blessures, la vie est b( qu'elle a conquis ce qu'il y a de plus la terre : le privilège de servir la jui vérité. La vie est belle, lorsqu'elle at que notre pensée peut concevoir de ] dans l'avenir : la communion pari Dieu, l'absolue délivrance du mal, de l'amour. Aucun terme ne saurait ] majesté, le rayonnement d'une telles la foi en Christ y est entrée, quand V Christ l'a réchauffée, quand les mise
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Splendeurs de la destinée humaine s'y soût î^ vélées, quand nos tendfêsses Font éfflue, quand on y a compris, au pied de lâ ôroix, ce que c'est que la conscience et ce que c'est que le dervoir *;
L*èvangîle une fois dans le corar, Il n'exiâte pltià, ni d'espérances trop vastes, ni de trop iiautes ambitions. L'infini s'est ouvert.
Cela fait du bien de s'établii* là, en pleine indépendance, en pleine joie, ôh plein devoir, en plein cieL
1. Eneotê mi coap^ rémtfom le di^t àsê malhèitfdttK. D f a des blessures qui tuent sans qu'on puisse en mourir. Pour de telles infortunes, k vie é6t une résignation. ft*én deman« dons pas plus.