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LA CONSCIENCB
ons la pramière dea libertés, aelle qm basf» k toutes les autfQS, celle qui tient près k notra conscience ; laliberté reli- Sq.ns la Qonsqienqe, je veux im mm Ipiberté religieuse n§ p'établit point, îommeg qui croient à la Yérité, crpient lissanoe qu'elle possède et m Hm qui itient; ils nUnfligarqnt pas k la vérité de la iwf^ garder par des gendarmes, Rmea qui aententlft valeur de leur oonsr
éprouvent un immense besoin de res»
[a conscience d'autrui; ils m la feront 3r par qui que ce sait, fut-ce pour lui r l'Évangile ; car ce serait renier l'Évan- I gérait renier U çensciencot œ serait out.
] respect, m m^^ y trowpona pa^, n'^ çQîuniun aveo la tolérance née du mé^
la vérité.
rfus d'intervenir en matière religieuse,
ue cela n'en vaut pas la peine ; l'absteu-
LA CONSaiBNCÇ DOI^PfB, ETC. 236
tioïi.pour cause d'absenpe4ô oonppieiice; n'aosureront ni Fun m Vmiv^ h liberts dei oonvio-
Is paépri» p'a jgm^w rien fûn4é, l^^ tolQf&nqe douteuse n'ç^ pas le droit de mettre son nom sur l'œuvre accomplie par la tolérance croyante, C'^st celle-ci, non la première, qui a fouriii \^ principe; o'eat ei^le^i qui a donné les piartyrg, U^ liberté dei 4mes ae «'est. établi^ qm paroe qu'U y *vwt des ftme^f ÏA liberté d®» consoieppes »e «'est prcw duite que parce qu'il y avftit d§P OonsQieace» j des consciences usant de leur droit, réclamant leur droit, et par cela mva^ affirmant le droit de tgu9i I^» Ubârté r^Ugieupei en un mot, n'a paru aur la terr» qu'avec rsYa^gile; çt Q'est c[uand VÉYangil^î tiré w grand jour pw? la Réforme, s'est mis à rayonner, que la liberté religieuse a pénétré dans nos mœurs, qu'elle a transformé nos loiSf Pour cette liberté-là comme pour toutes, lea
^^^vViMWI^^
ux esprits n'ont fait que recueillir ce qne
grands cœurs avaient semé*
Btns les puritains et les huguenots, sans les
sécutés et les vaincus, nous en serions en-
3 aux religions nationales et au principe
outes les libertés, en fin de compte, repot sur le respect des consciences, iberté personnelle : respect des conscien- Sitôt que Tesclave a une conscience, il traité comme un homme, l'esclavage est lé.
iberté d'enseignement : respect des cons- Lces. Dès que le père se sent responsable 'éducation de son fils, dès qu'il prétend iver selon sa conscience, l'éducation natio- ) obligatoire disparait, iberté politique : respect des consciences, nd le droit des citoyens à être gouvernés n leur conscience, à décider de la paix ou
dé la guerre selon leur conscience, à faire et appliquer les lois selon leur conscience est reconnu, l'absolutisme est renversé.
Il n'y a pas là de jeu d'esprit.
Les progrès, comme les libertés, ne posent sur d'autres fondements que la conscience.
Je parlais de la paix. Pensez-vous que si nous y arrivons une fois, pensez-vous que si nous échappons au poids des armements qui nous écrasent, ce ne sera pas l'œuvre de la conscience, de la conscience publique repoussant enfin les vieilles idées de rivalités nationales, d'équilibre européen, d'orgueil jaloux, de prépotence et de conquête?
Si les questions ouvrières reçoivent un jour, comme je l'espère, une bonne solution, ne sera-ce point la conscience à laquelle nous devrons ce prodige? Les relations de maîtres et d'ouvriers, de travailleurs et de patrons, considérées au point de vue du devoir; une lutte
itizedbyGoOQle
LÀ CONSCIEJàCÈ
acée par une harmonie; qui donc opéîniracle, Binon la condôienfeechrétienne^ nd rèdrésâéUr^ Oé grand initiateur?
initiateurs, des pionniers, nous en au- >our autant qtté hùVA auront dés ôonss. L'homme restera débout et la vie e grandira.
lains, pour &a part» ùèxjût qui» Voulant 3ertés, dôé égalités, deô progrès, h'ottt couvé de plus ingénieux que de rejeter science, que dé nier TÉvanglle, et, pour ire, que dé faire la guerre à Dieu«
Y a-t-îl, en dehô w dé là eôiidcienôe, dô réelles beautés dans la littérattifô et daîiâ les arts? j'en doute, Lô âêns moral a mis boh dCettU sur t&ut ce qui est grand.
Otez les eôtobats entre la passion et lô devoir, vous supprimée une des puissances les plus incontestables et les plus dramatiques du dômalnfe de Tesprit, en même temps que vous abaissez étrangement le théâtre de Faction.
Otez à l'artiste et à l'écrivain la poursuite
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240 LA CONSCISNGB
iencieuse de Tidéal, tous n'avez plus que lachines, vous n'obtenez plus que des lits de fabrique.
ind je lis les tragédies de Corneille ou de >speare, quand j'ouvre les drames d'Esou de Sophocle, quand j'analyse les haies de Démosthènes, le génie peut bien erveiller , mais ce qui fait bondir mon , ce sont les sublimes, ce sont les inimi- \ accents de la conscience, ù vient à Tacite sa supériorité d'histode sa grande conscience dressée en face ifamies des Césars.
ù vient à Saint-Simon, ce gentilhomme écrivait à la diable pour l'immortalité »
saveur qui nous réveille, cette vigueur lous étreint? de sa grande conscience, Se en face des amoindrissements bonde l'étroit formalisme, des passions rata- 5 de la cour de Louis XIV, régentée par me de Maintenon.
Voilà des hommes ! voilà des livres ! Avec eux on respire Tair fortifiant des sommets.
Les grandes consciences créent les grands styles.
Il y a plus.
A sa formule favorite : le bien oblige, le vrai oblige! — la conscience ajoute celle-ci : le beau oblige !
Le beau reproduit, dans sa sphère, le bien et le vrai.
Ils sont consciencieux, au sens noble et complet du mot, Técrivain, l'artiste qui se proposent, non de réussir, mais de bien faire; qui cherchent, non à servir le public selon ses goûls, mais à poursuivre Tidée, la saisissant à tout prix.
Travailler de la sorte, et puis lancer son
œuvre; cette œuvre où l'on a renfermé une
portion de sa vie, ce qu'on a de meilleur en
soi : pensées, joies, souffrances, le cœur —
car la conscience n'exige rien moins — lancer son œuvre^et songer qu'elle va rester ignorée, feute d'avoir courtisé rôpiniôû, faute d'avoir pactisé avec les petitesses du jour; c'est introduire dans la région des arts et de la littérature, région où semblaient ne pouvoir pénétret que dèô briseii attiédies, le fort élément du devoir.
Ainsi agissait Beethoven — pour îiê parlei?
quô deTart, et d'unô seule expression de l'art — ce Beethoven qui n'a jamais écrit une noté pour complaire à qui qué ce soit; ce Beethoven qui n'a eu d'autre maître que le juge intérieur } ce Beethoven Sourd aux fantaisies du public comme aux bruits du dehors ; ce Beethoven qui û*écoutait qu'une voix î celle de l'idéal, lui chantant ses puissantes harmornes.
Mettez à côté d*une telle religion, nos asservissements; au lieu du consciencieux labeur qui toujours est une lutte : lutte contre la mode, lutte contre le faux goût, lutte contre soi-
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même , mettes le facile passe-tempa qui entaspe des bluettea et dea colifiobeta selon la aaison ou l'heure, et dites si voua ne croyez pas voir le meunier de Sanst-Souoi, les malua dans les poches, le bonnet sur l'oreille, produisant sa farine aana qu'il lui en coûte un soupir !
Et de quelque côté que pût souffler le vent, Il y tournait son aile et s'endormait content.
On tourne aon ^il^; qu^ vpçilefinvpua d© plus? Noa moulina aont h pivot. Vent du l^ord, yent du Sud, ^ ne a'agit que d'orientpr Tençin.
Çq qui manque à notre art, oe qui fait défaut à notrei littérature, on le SQut de? l'ftbgr^; q'^at la conscience.
Noa écrivains ont de Vadreaae, d© Teaprit, parfois même dP la passion ; noa aculpteurs et nos peim/es ont de prodigieuses ressources d'habileté; les uns comme les autres, i}a font tout oe qu'ils veulent.
•«.î^-'*^r»av-fl
Oui, tout ce qu'ils veulent, et voilà le mal. véritable artiste ne fait pas tout ce qu'il Il faut qu'il fasse certaine œuvre. Il est dé par sa conscience d'artiste. Il ne saugibriquer sur commande. ' crivain consciencieux est incapable d'éle premier livre venu. Le peintre concieux est incapable de peindre le premier m venu. L'orateur consciencieuxestincade traiter le premier sujet venu, re de la voltige, exécuter des tours de -passe, accomplir des prodiges d'équilinaintenir des paradoxes en l'air, opérer réhabilitations impossibles, demandez LUX esprits qui se sont dégagés de la conce ! Du reste, le tout lancé, pensez-en ce vous plaira, cela leur est bien égal. Quiue se débarrasse de la conscience, se dé- [•esse du travail.
iir moi, je préfère cent fois le cordonnier juste ses souliers avec l'ambition de créer
un chef-d'œuvre, je préfère cent fois la lingère qui coud sa toile en visant à la perfection, je les préfère cent et mille fois à ces producteurs de phrases, de formes ou d'images, complaisants au public, assortissant toujours l'offre à la demande, prêts à tout reniement comme à toute servilité .
LA SANTé MORALB
Nous avons partout interrogé rhorizon; partout la conscience s'est levée, se montrant à nous, lorsqu'elle est éclairée du Saint-Esprit et fortifiée par TÉvangile, comme la puissante créatrice de notre régénération.
Individus, familles et nations; questions morales, questions politiques, questions sociales, questions artistiques et littéraires, rien n'est parvenu à se passer d'elle.
La santé morale n'y réussit pas miouii.
Sans conscience, vous aurez des avisés, des
adroits, des raisonneurs, des Montaigne vous diront : Que sais-je ! — des prudent vous diront : Ne me compromettez pas !
Ohl ne me brouillez pas avec la République!
Voua n'aurez ni santé morale, ni carac qui 86 portent bien. On vivra de régim vivra d'expédients. Point de décision, poii hardiesse, nulle vigueur.
Vienne la conscience, tout a changé.
La santé morale ! parlez moi de ce tr^
Être en possession de la vérité et viv Dieu; comprendre sa route, discarnep le appartenir au devoir! c'est trop bon, c'est beau!
Il ne s'agit plus de savoir si Ton réi] ou nonj la conscience nous dit que sommes chargés, non de réussir, mais d'c
Que cela est bon, la vie sincère l Que
est beau, croire au bien ! Que cela est bon, se — ^'^-* au vrai! Que cela est beau, ne redouter vérité pour la vérité ! Quelle fête per- 3, être vivant, être croyant, être jeune; ine^ car il y a des vieillards qui, par ve intérieure, sont plus jeunes que les gens ! Quelle splendeur de paradis, er en conscience, agir en conscience, ionner en conscience !
mté morale a des entrains, elle possède rgies, elle éprouve des pitiés, des géné- Tembrasent dont jamais les maladifs ne idront à se douter.
lit santé morale dit quelque chose de
ant, de conquérant.
lit plaie morale dit quelque chose d'é-
it, de répugnant.
mté morale attire à l'Évangile. La mo^
û portante discrédite l'Évangile.
le c< sel qui a perdu sa saveur, » le
monde pense exactement ce qu'a déclaré Jésus- Christ : <i II n'est bon ni pour la terre ni pour le fumier*. »
Le christianisme est un sel; il crée des vies salées, des devoirs salés; il met en toutes choses, pensées, paroles et actions, une saveur à laquelle on ne se trompe pas.
Mais ce christianisme dessalé, qui est fade, qui est ennuyeux, qui ne donne ni paix ni guerre, ni gaieté ni tristesse; le monde, en le rencontrant, hausse les épaules, et il a raison!
Ce qui marche devant ce christianisme-là c'est l'engourdissement et c'est la mort. Dès qu'il paraît, la vie se retire; les ressuscites se recouchent au tombeau.
Ne me parlez pas d'un christianisme fruste, secondaire, inerte, qui ne remue rien, qui ne transforme rien, qui n'exige ni dévouements ni sacrifices, qui nous dispense, même de l'as-