SCENE II
ALDEN, CHARLOTTE'.
charlotte, entrant et courant à Alden.
Oh! pardon! monsieur le vérificateur , j'ignorais que vous fussiez là.
ALDEN
Oui, mademoiselle, j'y suis, et depuis.... (Il tire m montre) depuis dix-sept minutes même.
I Alden, Charlotte.
CHARLOTTE
Depuis dix-sept minutes! Mais comment se fait-il que. ni mon frère , ni ma mère . ni mon père ne soit près de vous?
ALDEN.
Je m'étonnais précisément de leur absence , lorsque vous êtes entrée.
CHARLOTTE
Avez-vous demandé mon père?
ALDEN.
Oui , mademoiselle ; et Chrétien , le valet de chambre , m'a répondu que je pouvais attendre, et que M. Ruhberg allait rentrer; j'attends, et, vous le voyez, il ne rentre pas.
CHARLOTTE
Il ne faut pas en vouloir à mon père, et je suis bien sûre que s'il vous savait ici il hâterait son retour.
ALDEN.
Hum ! hum !
CHARLOTTE
Il ne faut pas en vouloir à ma mère , je suis certaine que si elle avait été prévenue....
ALDEN.
Voire mère dormait encore , mademoiselle ; elle a daigné me le faire dire.
CHARLOTTE
Oui , ma mère se lève tard.... C'est une habitude....
D'aristocratie.
charlotte , timidement.
Quant à mon frère....
alden , il va poser sa canne et son chapeau sur la table à gauche.
Oh ! je ne me suis pas même enquis de lui ; je sais que sa coutume n'est point de rentrer de si bonne heure.
CHARLOTTE
Hélas ! monsieur , c'est vrai ; mais moi , me voilà, et si je pouvais vous offrir quelque chose....
ALDEN.
Oui, je sais cela : vous , vous êtes le bon génie de la maison ; vous restez au logis quand les autres sont dehors ; vous veillez quand les autres dorment ; vous priez quand les autres se damnent. Vous , vous êtes une bonne et excellente fille, et ce n'est, point votre faute si votre père est un homme faible, votre mère une dépensière, vo're frère un joupur.
CHARLOTTE
yonsicur !