‹ La ConscienceChapitre 5 sur 114 · ACTE I, SCÈNE II. M · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE II. M

ALDEN.

Allons bon ! je fais pleurer les anges, moi , brutal que je suis. Excusez-moi , mademoiselle , j'ai tort ; mais je suis un ancien militaire et j'ai pris au camp l'habitude de dire tout ce que je pense. Quant à accepter ce que vous m'offrez , merci. Il y a déjà assez de gens qui prennent dans la maison.

CHARLOTTE

Monsieur Alden , ne me faites pas de peine , je vous aime tant.

Vous m'aimez ? vous? et, vous m'avezvu trois ou quatre fois!

CHARLOTTE

Il est vrai que c'est moins que je n'eusse voulu.

ALDEN.

Vous m'aimez et vous me connaissez à peine !

CHARLOTTE

Je vous connais comme le plus honnête homme et comme le medleur cœur de la ville.

ALDEN.

Honr.éte homme , c'est possible ; mais bon cœur , vous vous trompez Je suis dur , brutal , entêté; iln'va que les niais qui aient bon cœur. Ah ! ça, mais pourquoi me regardrz-vous ainsi , mon enfant? (Charlotte lui prend la main et veut la baiser.)

ALDEN.

Ah ! par exemple. {Il l'embrasse au front.)

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