‹ La ConscienceChapitre 53 sur 114 · CHARLOTTE, MADAME DE RUHBERG · texte numérisé non relu

CHARLOTTE, MADAME DE RUHBERG

madame de ruhberg, assise, embrassant Charlotte qui est à

genou r devant elle.

Pauvre enfant! tu étdis au comble de la joie, au sommet du

bonheur et je t'ai précipitée du haut de ta joie et <ie tes espérances.

Car il avait raison, vois-lu, cet homme, lorsqu'il disait que

c'était moi qui avais pris les mille louis dans la caisse de ton père.

CHARLOTTE

Ma mère ! ma mère ! ne parlez pas ainsi , vous me désespérez.

MADAME DE RUHRERG.

Tu allais épouser un homme que tu aimais , et le père de cet

homme ne veut plus de toi pour sa fille. Je te lègue la misère pour héritage.

CHARLOTTE

Ah î ma mère ! ma mère ! ne parlons plus de Frédéric. Je renonce à lui pour rester près de vous, je ne veux pas vous quitter, non jamais. Ne suis-je donc pas votre fille? Je n'ai rien à partager avec vous, je le sais, que mon cœur. Ma mère , ne repoussez pas mon cœur?

MADAME DE RUHBERG.

Et c'est toi qui me dit cela , toi Charlotte, à qui j'ai préféré ton frère. Oh ! mon enfant, mon enfant ! Dieu fasse de toi une mère plus juste et plus heureuse que je ne l'ai été!

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