‹ La ConscienceChapitre 52 sur 114 · SCENE XX · texte numérisé non relu

SCENE XX

Les mêmes, FRÉDÉRIC, rentrant.

Quelle caisse?

ALDEN.

La caisse publique. Cinq mill^ écus manquent. Où est le médecin?

FRÉDÉRIC

Je l'ai fait conduire près de M. .de Ruhberg.

MADAME DE RUHBERG.

Mon mari !

alden , V arrêtant.

Je vous dis de rester, madime, vous n'avez pas besoin là.

Frédéric , à son père.

Cinq mille écus dans la caisse publique! Et connaît-on le voleur?

alden , regardant Mme de Ruhhery.

On le soupçonne du moins.

madame de ruhberg , à un éclair qui traverse son esprit. Ah !

ALDEN.

Je vous disais bien que vous savez qui a pris les cinq mille écus.

MADAME DE RUHBERG,

Monsieur, ne nous perdez pas.

ALDEN.

Les cinq mille écus! les cinq mille écus! vous dis-ja. Oh! j'arracherai son honneur de vos mains, ne fût-ce que pour le rendre à son cadavre !

Monsieur !

FRÉDÉRIC

Mais, mon père, qui soupçonnez-vous?

ALDEN.

Regarde cette femme au front et tu connaîtras la coupable-

Edouard, avec explosion, se jetant en avant. Vous mentez, monsieur; le coupable, c'est moi.

ALDEN.

Vous!!!

FRÉDÉRIC et CHARLOTTE.

Malheur !

EDOUARD

Oui , poussé par le destin , harcelé par la fatalité , tenté par le démon , j'ai pris l'argent. Le coupable est devant vous, monsieur ; que la justice fasse de moi ce qu'elle voudra.

ALDEN.

Viens, Frédéric.

FRÉDÉRIC

M'en aller! pourquoi cela, mon père?

ALDEN.

Parce que tu n'as plus rien à faire ici.

CHARLOTTE

Monsieur !

Je casse le mariage.

Ah!

Jamais.

ALDEN.

CHARLOTTE

FRÉDÉRIC

ALDEN

Je ne veux pas que tu deviennes le beau -frère de cet homme et le fils de cette femme.

EDOUARD

Monsieur, méprisez-moi, torturez-moi, dénoncez-moi, je mérite tout, mais n'insultez pas ma mère.... ou tremblez! Frédéric, se jetant au devant de lui '. Edouard !...

I Alden, Frédéric, Edouard, Mme Ruhbcrg, Charlotte.

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