SCÈNE IX
Les mêmes, MADAME RUHBERG , ALDEN, FRÉDÉRIC*.
alden , saisissant le bras d'Edouard.
Plus loin ! plus loin! vous n'êtes pas digne de baiser les genoux de cet homme.
EDOUARD
Sauvez mon père et vengez-vous sur moi.
ALDEN.
C'est ce qui me ramène ici.
EDOUARD
Oh! monsieur, monsieur, votre cruauté est ma consolation. Mon père veut que je parte, libre, impuni, moi son meurtrier! Ne souffrez pas cela.... Dénoncez-moi , monsieur, dénoncez-moi; et peut-être déjà l'avez-vous fait?
ALDEN.
Eh bien! quand cela serait?
EDOUARD
Oh ! je vous bénirai à genoux.
MADAME DE RUHBERG.
Mais moi, monsieur, moi, je vous demanderais compte de mon enfant, qu'on pouvait sauver et que vous auriez perdu.
[Edouard va s'appuyer sur la cheminée avec désespoir.)
ALDEN.
Qu'on pouvait sauver! Comment? essayez un peu de le sauver, vous. Est-ce avec votre fortune , vous l'avez mangée. Est-ce avec l'aide de vos amis ? Vos amis , où sont-ils ? Cherchez , appelez-les à votre aide , demandez-leur mille louis ? et s'ils viennent , s'ils accourent, s'ils vous donnent la somme , je ne dis plus rien. Remettez la somme dans la caisse et je n'ai rien vu.
MADAME DK RUHBERG.
Oh ! vous savez bien que ce que vous demandez là est impossible!
i Edouard, Alden, Mme deRuhberg, Ruhberg, Charlotte, Frédéric au fond.