SCÈNE IV
ALDEN, FRÉDÉRIC1.
FRÉDÉRIC
Vous m'avez l'ait dire de vous rejoindre où vous seriez, mon père, parce que vous aviez quelque chose de pressé à me dire et que vos vérifications vous tiendraient probablement toute la journée dehors ; je me suis informé , j'ai appris que vous étiez chez M. le receveur Ruhberg et je suis venu.
ALDEN.
C'est bien.
FRÉDÉRIC
Qu'avez-vous à m'ordonner?... J'écoute.
ALDEN.
Ce que j'ai à t'ordonner , c'est de passer avant midi chez M. de Wolsheim qui part à deux heures pour Carlsruhe.
FRÉDÉRIC
Et que ferai-je chez M. de WoUheim, mon père?
Tu le remercieras.
FRÉDÉRIC
De quoi , mon père ?
ALDEN
De ce qu'il consent à te donner sa fille.
FRÉDÉRIC
Mlle de Wolsheim....
ALDEN.
Sera ta femme, et à partir d'aujourd'hui tu es autorisé à te présenter dans la maison comme son fiancé ; cela a été décide ce matin entre son père et moi. Hé bien ! tu ne me remercies pas? tu te tais?
FRÉDÉRIC
Je vous remercie d'abord , mon père, de ce que vous avez fait, ou de ce que vous avez cru faire pour mon bonheur.
ALDEN.
Hein?
FRÉDÉRIC
Je ne répondrai pas à voire bonté par la dissimulation.
ALDEN.
Plaît-il?
J . Alclcn, Frédéric.