SCENE IL
Les mêmes, NEBEL1.
NEBEL.
Ça chauffe! ça chauffe!
BEZANETTI.
Ah! ah! vous paraissez satisfait, Nebel.
NEBEL.
Messieurs, je crois que ce soir ou demain matin , au plus tard, on pourra le cueillir, il sera mûr.
MEYEB.
Dieu soit loué !
bezanetti, à Meijer.
Maintenant, dites-moi, il me semble que le baron est resté bien longtemps hier chez Stevens.
MEYER
Et en est sorti bien triste, n'est-ce pas?
BEZANETTI.
Triste? oui, mais pourquoi?
Voilà ce que j'ignore.
NEBEL.
Ce que je sais, moi.
BEZANETTI .
Ce bon Nebel, il sait tout.
MEYER
Dites, alors.
NEBEL.
Le baron refuse d'épouser la comtesse Louise.
BEZANETTI.
Comment savez-vous cela?
MEYER
Et le motif de son refus? Voilà ce qu'il serait important de savoir.
NEBEL.
Messieurs, je hasarderais bien une opinion. I. Bezanetti, Nebel, Meyer.
BEZANETTI.
Hasardez , Nebel , hasardez.
NEBEL.
Eh bien! je jurerais....
Quoi?
NEBEL.
Que le baron en tient pour la comtesse Sophie.
MEYER
Je me range à l'avis de M. Nebel.
BEZANETTI.
Vous disiez hier matin que c'était le Steyens qui en tenait pour elle.
NEBEL.
Qu'y aurait-il d'étonnant à ce que deux hommes fussent amoureux de la même femme?
MEYER
Je suis plus que jamais de l'avis de M. Nebel.
bezanetti, joyeux et en passant aumilieu.
Mais alors, attendez donc, le secrétaire est perdu sans ressource. Trois ennemis à la fois. Le ministre, le baron Karl et la comtesse Louise, à qui l'on peut faire comprendre adroitement qu'elle doit à une trahison du Stevens un refus qui l'insulte... c'est mon affaire; trois.
MEYER
Chut !
Quoi?
C'est elle.