ACTE V, SCÈNE IX. R
EDOUARD
Au nom du ciel , Sophie, ayez pitié de moi , renoncez à moi en m'aimaitt, en m'estimant. Mon bonheur, au prix de ce que j'ai à vous dire, serait acheté trop cher, car alors, oh ! même avec votre amour, il n'y aurail plus de bonheur pour moi.
SOPHIE
Edouard, plus ce secret est terrible, plus, moi, voire fiancée, moi votre femme, j'ai le droit de le connaître, d'en porter la moitié.
EDOUARD
Sophie, le baron de Warden vous aime, il fera de vous une femme riche , honorée , heureuse. Sophie , je vous en conjure , épousez le baron de Warden.
SOPHIE
J'attends ce secret que vous m'avez promis.
EDOUARD
Vous le voulez? Eh bien Eh bien....
Je suis....
Achevez.
SOPHIE
EDOUARD
SOPHIE
EDOUARD
Je suis un.... Oh! je n'aurai jamais le courage de prononcer ce mot ! Oh ! non ! (// traverse dans.une grande agitation.)
SOPHIE
Vous avez dit que vous écririez. Écrivez.
Edouard, passant vivement auprès de la table, puis au moment d'écrire jetant la plume.
Vous l'exigez, Sophie?
SOPHIE
Moi, je n'exige rien , je ne veux rien , je ne demande rien ; parlez ou taisez-vous, peu m'importe! Je vous ai dit que je vous aimais, et quand une femme comme moi a donné son cœur, c'est pour toujours.
* EDOUARD
Non, vous n'avez rien promis; non , vous n'avez rien juré; non , aucun serment ne vous lie . et je vous rends votre parole, Sophie, en vous donnant ce papier, sur lequel je signe moi-même mon arrêt de mort. Tenez. (Sophie prend le papier et veut lire, Edouard jette un cri.) Oh ! non ! non ! Pas ici , pas devant moi , pour l'amour du ciel! J'en mourrais de honte. Sophie! Sophie! adieu. (// cun<iuit Sophie jusqu'à la porte et vient tomber dans un fauteuil sur le devant du théâtre.)