SCÈNE XII
MONTRET, seul, puis C.\U VELIN.
MONTRET, seul, suivant des yeux Jenny.
(Juel (ceur! quelle tendresse!... Je suis
odieux d'aller vers cette coquette d'Eva... Bah ! Ce n'est pas la même chose I
Il se dirige vers la sortie de droite. CAUVELIX, apparaissant à gauche, très surexcité.
Un instant, monsieur. Mon pressentiment était juste : il s'agissait l)ion de vous dans le journal ! Servans vient de me dire vos agissements frauduleux !
MONTRET.
Servans est un sot !
GAUVELIN.
Il paraît que vous employez les fonds de vos actionnaires à des spéculations personnelles, et que votre société se trouve, de ce fait, dans une situation désespérée !
MONÏRET.
C'est aller peut-être un peu vite I
GAUVELIN.
Il paraît aussi que vous abusez cruelle-
ment de la confiance et de la naïveté des malheureux qui vous apportent leurs idées et leur travail.
MONTRET.
Vraiment? Quoi encore?
GAUVELIN.
Quoi encore ? Il paraît que vous osez mêler mon nom à vos odieuses machinations, et que vous aviez promis à ce Servans, votre complice, que je lui ferais obtenir la croix !
MONTRET.
C'est lui qui s'est mis cela dans la tête. Je ne l'ai pas découragé, voilà tout!
GAUVELIN.
Oh ! Je sais que vous maniez habilement les équivoques! Et vous comprenez bien...
MONTRET.
Soyez tranquille! Je vais aller voir Servans et nous nous expliquerons sur ce malentendu, (il se dirige vers la sortie.) Diable ! et
mon rendez vous? (ii balance.) Baht à demain les affaires I
Il sort.
C AU VELIN, seul.
C'en est trop ! Je n'ai plus de ménagements à garder ! Il faut que cet homme sorte à tout prix d'une famille quil déshonore !
Il sort.
Rideau.