‹ La conscience de l'enfant; comédie en quatre actesChapitre 27 sur 54 · MON PRET · texte numérisé non relu

MON PRET

Mais toutes les affaires sont laides., quand on les regarde à la loupe.

JENNY^ après l'avoir regardé.

Je sens que nous sommes perdus !

Elle pleure.

MONTRET, frappé.

Quoi? Malgré mes assurances?... Jenny, tu n'es plus avec moi!... Mes craintes se réalisent ! Ton père s'est emparé de ton esprit !

JEXNY.

Ah ! mon ami. n'augmente pas mes peines par des reproches injustes ! Mes sentiments pour toi ne peuvent pas varier...

MONTHET, avec ainerlume.

Ne crois pas cela... Tu es bien changée depuis hier. Ta confiance est morte à la première secousse, et tu ne peux savoir quelle force me donnait ta confiance absolue. Aujourd'hui, surtout, j'en aurais eu besoin. Ta faiblesse me fait beaucoup de mal!

Il s'assied avec accablement.

JENNY. faisant effort.

S'il ne s'agissait que de moi, je n'aurais peur de rien. Les désastres peuvent venir, ils ne toucheront pas à l'essentiel de notre vie... C'est pour Germaine que je crains.

MONTRET.

C'est pour elle q:ue j'ai besoin de tout mon courage !

JENNY

Il faut triompher pour elle !

MONTRET, se levant.

C'est pour elle, en somme, que j'ai toujours lutté, que je lutterai jusqu'à la mort! Le plus puissant ressort de ma vie, c'est l'avenir de Germaine.

JKNNY.. lui i)renant la main.

Alors, je suis tranquille!... Du courage, Georofes!

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MONTRET.

Oui, ce n'est pas le moment de se laisser abattre, ni de s'attarder. Les banquiers m'attendent.

•JENNY, le retenant.

Embrasse-moi. (ris s'embrassent.) Je t'aime toujours !

MONTRET.

Oui.

•TENNY.

J'ai toujours confiance!

MONT I! ET) si'couant tristement la tête.

Non... Au revoir...

Il s'éloigne d'un air las. Près de la porte, il a« redresse et sort.

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