AVERTISSEMENT
Chaque jour davantage, se manifeste tle toutes parts le désir d'entendre traiter les grandes questions chrétiennes avec une sérieuse loyauté, sans parti pris d'affirmation officielle ou sectaire, de négation hostile ou de passion irréligieuse.
Forcé de renoncer à la prédication dans l'Église de Paris et n'ayant pu obtenir, il y a deux ans, de l'autorité civile, la liberté de donner des conférences publiques sur l'histoire de l'Église au temps des apôtres, je me suis cependant entendu reprocher plusieurs fois le silence où j'étais réduit ; on m'accusait de ne pas
II AYERTISSEMENT.
user assez complètement des moyens d'action dont je pouvais disposer. J'ai à cœur de ne pas mériter ce blâme. Habitué depuis sept années à réunir une fois par an mes catéchumènes de divers âges, j'ai multiplié cet hiver le nombre de nos entretiens publics et réuni cinq fois, avec mes anciens élèves dont le nombre est d'environ six cents, leurs familles et les personnes qui ont bien voulu se joindre à eux. C'est devant cet auditoire qu'ont été prononcés, à un mois d'intervalle, les cinq leçons ou discours qu'on va lire. Au risque d'effleurer trop rapidement des questions immenses, j'ai cru devoir tout au moins indiquer la solution libérale des grands problèmes religieux de notre temps.
Les trois premières leçons ont été répétées à Nîmes devant un nombreux auditoire d'hommes; mais les devoirs impérieux de