‹ La conscience morbideChapitre 11 sur 63 · FERNANDE · texte numérisé non relu

FERNANDE

Les certificats, tant de placement et de quinzaine qu'immédiat, concernant Fernande, âgée de trente-six ans, de profession mal déiinie, qui est entrée dans le service en octobre 1907 et en est sortie en décembre 1911, s'accordent pour constater chez elle un état de dépression mélancolique avec réactions anxieuses, préoccupations hypocondriaques, idées délirantes de négations d'organes et troubles profonds de la cénesthésie. Nous aurons occasion de constater que le délire de la malade est en réalité beaucoup plus riche et beaucoup plus complexe, mais ces certificats ont leur importance en fixant un moment de son évolution et en en précisant le mouvement initial.

La mère de la malade, qui a maintenant autour de quatrevingts ans, est bien portante. Son père, quelque peu nerveux et éthylique, est mort subitement, à trente-six ans, d'un « anévrisme au cœur » ou d'une « congestion par le froid ». Sur ce point Fernande est beaucoup moins fixée que sa mère, qui s'en tient fermement à la première hypothèse. La constatation n'est pas, nous le verrons, sans intérêt, vu l'importance que le cœur a joué dans la genèse des troubles morbides présentés par notre malade. Elle a doux frères bien portants. Mais sa sa^ur aînée, âgée de trente-huit ans, à la suite d'une fausse couche, a été « neurasthénique » pendant cinq mois environ : elle est épicière et avait l'idée fixe que son commerce ne marchait plus, qu'elle allait se

trouver dans l'impossibilité de nourrir ses enfants. Cette sœur a toujours été extrêmement nerveuse : étant jeune, pour la moindre chute, elle se trouvait « censé mal ».

De la vie antérieure de la malade il est à peu près impossible de rien dire de positif. La mère ne semble en savoir que ce que sa fille a bien voulu lui en laisser connaître et, quant à Fernande, elle donne de son passé deux récits complètement contradictoires, à deux ou trois incidents près auxquels elle s'attache inébranlablement. Le premier récit nous la montre successivement femme de chambre, puis contre-maîtresse dans une usine, parvenant, à force de travail, d'énergie et de conduite, à se faire une belle situation et à gagner largement sa vie. Le second nous introduit dans les music-halls, puis dans les maisons de rendez-vous les mieux achalandés de Paris. Après y avoir longtemps payé de sa personne à la satisfaction générale, l'héroïne, promue sous-maîtresse, ne consacre plus désormais son temps qu'à organiser le plaisir d'autrui. Mais, actrice ou régisseuse, elle se fait également bien venir dans le meilleur monde et y acquiert les plus brillantes relations. La seconde confession est venue assez longtemps après la première. Fernande a spontanément avoué nous avoir menti, puis nous a annoncé la vérité : sur le premier point il n'y a pas lieu de ne pas l'en croire sur parole ; sur le second il convient d'être plus sceptique. Si elle dit vrai, la moderne Babylonea, en effet, bien usurpé sa réputation et les amateurs les plus généreux s'y montrent bien modestes dans leurs exigences : ou Fernande a imaginé son récit de toutes pièces ou, par vanité professionnelle, elle a donné pour carrière d'étoile les humbles tournées d'une simple marcheuse. Elle ment donc, sans doute, la seconde fois comme la première. Sur son passé elle ne veut ou ne peut dire la vérité. Il n'est pas sans intérêt qu'à notre premier contact avec elle nous nous heurtions à un mensonge.

Car, si nous ajoutons que nous possédons d'elle des lettres de deux types, les unes adressées à sa mère, sans style ni

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orthographe, les autres, à nous adressées, d'une forme et d'une correction très satisfaisantes, il devient évident qu'elle entendait, par ses écrits comme par ses propos, nous tromper sur sa situation et sur sa culture, et il y aura donc lieu dans la suite de nous tenir en garde contre les explosions de cette mythomanie vaniteuse.

Les deux récits, avons-nous dit, se recoupent en quelques points. Le premier est une liaison déjà ancienne avec un industriel, auquel elle s'attacha profondément. Quand il la quitta pour se marier, elle en éprouva un grand chagrin ; mais, une fois consolée, elle ne vit plus en lui qu'un étranger. Car elle Ta revu depuis, et c'est ici que les invraisemblances commencent. 11 était neurasthénique et elle l'a consolé et remonté : c'est peut-être lui, cependant, qui a déteint sur elle. Elle l'a réconcilié avec sa femme. Elle est entrée comme contre-maîtresse dans ses ateliers. Quand elle est tombée malade, il a offert dix mille francs pour la guérir. Elle parle toujours de lui comme d'un homme dont elle pourrait faire ce qu'elle voudrait, et cependant, malgré notre insistance, se refuse à nous mettre en rapport avec lui. Dernièrement, en août 1911, elle fait une sortie d'essai, revient un jour à l'hôpital, raconte qu'elle a revu cet ancien ami, qu'elle a déjeuné avec lui au restaurant, qu'il va l'installer dans son quartier ; elle laisse entrevoir que leurs anciennes relations vont reprendre. Puis elle rentre à l'hôpital pour la signature de la sortie définitive, change d'idée et ne veut plus entendre parler de liberté. Elle nous apporte alors, pour la première fois, une lettre de son hypothétique amant, écrite sur un papier assez singulier, puisque les feuilles en sont numérotées, contenue dans une enveloppe sans suscription aucune et également numérotée. Cette lettre, assez bien tournée, relate l'émotion qu'il a éprouvée en la revoyant, les projets d'avenir et de bonheur mutuel qu'il a formés sur le moment, mais rappelle les devoirs qu'en se mariant il a contractés vis-à-vis de sa femme et de ses enfants, et conclut à une rupture définitive. Mais rien ne

prouve, au contraire, que cette lettre n'est pas un artifice de la malade, qui sait que nous sommes partisan de sa sortie et qui nous enlève ainsi les arguments qu'elle craint de nous avoir fournis, lors de notre précédente conversation.

II est un second fait commun aux deux récits qui semble, celui-là, authentique, au moins en ses lignes générales, car la mère s'en fait garant. Au moment de son entrée Fernande était liée depuis plusieurs années avec un ouvrier tailleur, avec lequel elle faisait bon ménage et qu'elle était sur le point d'épouser. Elle n'en a pas eu d'enfants et n'a pas fait de fausses couches. De la mère nous tenons également des détails précis sur les occupations de la malade avant son entrée : elle ne travaillait pas au dehors, faisait des ménages et tenait un garni. Fernande affirme qu'en outre elle se livrait à la prostitution : nous sommes mal documenté pour la contredire. Qu'on l'en croie ou non, il semble que nous touchions ici à un peu de bonne et simple réalité. Ce n'est vraiment pas dommage.

Jusqu'en l'été 1905, hors une scarlatine et une rougeole à huit ans, Fernande a toujours été bien portante. C'est à cette date que, sans savoir comment ni pourquoi, la maladie a débuté. Sans avoir aucune cause d'ennui, elle se sentit envahir par une crainte inexplicable qui lui faisait appréhender les moindres choses et le moindre incident. Son caractère s'était modifié; de gaie et enjouée, elle était devenue morose et irritable. Surexcitée et agitée, elle ne trouvait jamais son ménage bien fait, se levait tôt, se couchait fort tard. Elle avait des rêves voluptueux, cependant que les rapports réels, malgré son tempérament, la laissaient indifférente. Sa surexcitation s'accompagnait d'un inexplicable sentiment de fatigue. Elle consulte son médecin qui lui conseille la campagne. Elle part en Suisse, mais ne veut pas y rester. Au retour, elle a augmenté de dix livres et pèse 85 kilos, mais son moral est toujours aussi mauvais. Cependant elle peut se remettre au travail.

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Durant l'hiver 1905-1906 elle vit dans un énervenient terrible, travaille, veille, sort beaucoup, fait quelques excès, à l'occasion, par exemple, du mariage d'un contremaître, en un mot elle se surmène. Sa gaieté par instants est exubérante et elle s'attire, par la hardiesse de ses toilettes et de ses propos, les observations de son ami marié, qui l'aurait en particulier amenée à un dîner de Labadens, où elle aurait par son entrain retenu l'attention de tous. Elle entreprenait mille choses sans avoir le temps do les finir. Mais elle ne se sentait pas, néanmoins, dans son état normal.

L'angoisse allait grandissant. Elle prenait peur à propos de rien. Le souvenir la hantait d'une amie morte brusquement chez elle d'une maladie de cœur, il y avait quatre ou cinq ans. L'idée fixe d'une maladie de cœur prenait forme dans son esprit. Tout l'impressionnait. Il suffisait d'un enterrement passant dans la rue pour lui donner des battements de cœur. Sa phobie de la mort était telle qu'elle en poussait parfois des cris. A l'atelier elle se disait : « Mon Dieu î je ne sais pas ce qui va m'arriver, mais je pressens un malheur », et elle éprouvait en même temps une grande angoisse dont elle ne faisait confidence à personne. Cependant, à son patron, c'est-à-dire, à l'en croire, à son ancien ami, elle déclara un jour : « J'ai comme une idée fixe que je mourrai dans la rue ». Dès ce moment elle eut recours à plusieurs reprises au médecin qui était souvent appelé dans la maison.

Vers la fin de février 1906 elle éprouva un jour un froid glacial et un tremblement nerveux. Le soir même, dans le métropolitain, elle se trouvapàle et s'en effraya. Le lendemain il n'y paraissait plus. Mais nous sommes à la veille du drame dont cet incident est le prélude.

Le vendredi 6 mars 1906 S nous déclare Fernande avec

1. Deux autres fois elle dit ou écrit : le 8 mars 190;». 1905 peut passer pour un lapsus. 8 mars est moins explicable. Du reste, ni en l'J05 ni en iy06, le 8 mars n'est tombé un vendredi. Le vendredi est donc un faux souvenir ou un artifice de la malade pour mieux nous convaincre de la véridicité de ses dires par la minutie des détails.

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une précision impressionnante, mais malencontreuse, puisque ce 6 mars fut un mardi, à 7 h. 1/2 du soir, en rentrant chez elle avant dîner, elle eut une syncope. Elle a senti « son cœur partir », comme si elle allait mourir. Elle a beau n'être jamais morte, elle s'en rend bien compte. Elle a crié : < Je meurs ! Je meurs ! » et a perdu connaissance. Son entourage a cru à une crise de nerfs, mais elle sait bien que c'était une crise cardiaque. Le témoignage de sa mère confirme à peu près le sien : il y aurait eu faiblesse extrême, mais non perte de connaissance complète. La mère prétend, par exemple, que, trois mois auparavant, un médecin consulté avait déjà parlé de syncope pour expliquer sa fatigue et ses faiblesses. Toujours est-il qu'aussitôt revenue de sa syncope, affolée, elle court chez le pharmacien, où elle est bientôt rejointe par son médecin habituel : il diagnostique une fausse angine de poitrine, qu'il attribue au tabac, car Fernande fumait quelques cigarettes. Elle prend le dictionnaire de médecine^ qu'elle avait, comme par hasard, en sa possession, et y lit l'article correspondant, qui ne manque pas de la frapper. Elle a donc cru avoir une fausse angine de poitrine, comme elle a cru, du reste, avoir toutes les maladies. Elle se met à respirer du nitrite d'amyle, mais en trouve Podeur affreuse et y renonce au bout de quelques jours. Le lendemain elle se sent angoissée, elle se rend néanmoins à son travail. Mais au retour il lui est impossible de prendre le métropolitain : il lui semble qu'elle y mourrait. Elle se décide à rentrer à pied. Elle éprouvait une douleur très vive dans la région précordiale. Au dire de sa mère les choses ne se seraient pas passées ainsi : Fernande n'aurait plus osé sortir et serait restée au lit, refusant de se lever, de s'habiller et de se nourrir. Mais la mère semble précipiter un peu le cours des événements.

Autre désaccord entre la mère et la malade : d'après la mère il n'y aurait plus eu d autres syncopes. A en croire Fernande, le jeudi 12 mars 1906, date non moins inexacte que la précédente, elle aurait eu une nouvelle syncope qui.

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cette fois, l'aurait laissée complètement anéantie. Là-dessus

on lui fait des piqûres de morphine et elle prend un sirop à base de strychnine. Le dimanche, en allant aux courses, nouvelle syncope à la gare. Enfin, durant tout le mois de mars, elle a de nombreuses syncopes que provo((ue la peur : elle sentait le froid de la mort, son cœur s'arrêtait, le pouls remontait dans le bras gauche jusqu'au coude. C'est alors, d'après elle, qu'elle renonce définitivement au travail. Elle reste ainsi chez elle jusqu'en juillet 1906 Livrée à elle-même, en proie aux pires préoccupations hypocondriaques, convaincue qu'elle est atteinte de toutes les maladies, en particulier affection cardiaque, alcoolisme, tuberculose S elle voit une foule de médecins -. Elle pensait toujours que l'un d'eux lui découvrirait une maladie de cœur. Leurs dénégations ne la rassurent que momentanément. Mais elle ne tient aucun compte durable de ce qu'ils disent et ne suit pas leurs ordonnances. Son médecin habituel, ne sachant où donner de la tête, l'adresse à un professeur célèbre, qui ne s'occupe que de son estomac et lui impose un régime « absurde ». L'idée fixe d'une maladie de cœur qui pourrait l'emporter brutalement trouble toujours ses jours et ses nuits. Une fois, après des souffrances plus vives que d'habitude, elle tombe chez un D"" C, qui la déclare grande névropathe. Elle consulte son dictionnaire et se sent rassurée. Elle retourne à plusieurs reprises chez le D"" C. : c'était le médecin de ses rêves. 11 la convainc qu'elle n'a rien. Elle sort de ses mains complètement guérie et se promène dans Paris comme si elle n'avait jamais pensé être malade. Mais malheureusement la guérison ne dure que deux jours : la peur de mourir dans la rue la reprend de plus belle, elle ne sort plus sans sa carte d identité. Klle

1. Un médecin aurait dit un jour dans la salle à manger k son ami que son état tournait ix la tuberculose : elle épiait les conversations (le son ami avec les médecins.

2. Klle dépense beaucoup d'argent en consultations et en nu-dicamenls : tantôt 1.500 francs, tantôt .j.OOO, d'après sa môre ; 7.000 daprès elle.

- LIWARY

jOO LA CONSCIENCE MORBIDE

revoit le D"" C . , dont l'influence bienfaisante produit à nouveau son effet. Nul doute que le D"- C n'ait eu une heureuse action sur elle, mais nul doute aussi qu'elle n'en parle si bien que pour pouvoir mieux dauber sur le compte duD''B., qui va maintenant entrer en scène. Car c'est précisément à ce moment que, sur le conseil malencontreux d'une amie, alors que, sa gaieté étant un peu revenue, elle avait décidé de partir à la campagne, elle va consulter le D' B.

Nous voici au quatrième acte, l'acte critique, de la tragédie qui se dénouera à la Salpêtrière. Il se passe à la clinique du D"" B., qui est devenu pour Fernande l'auteur de tous ses maux, le type du médecin ignorant, maladroit et malhonnête, sorte de traître romanesque et romantique.

D'après une note que le D"" B. a eu l'obligeance d'adresser à M. Deny, Fernande entra dans sa clinique dans les circonstances suivantes : elle vint à sa consultation le 6 juillet 1906, à trois heures, se plaignant de souffrir de douleurs précordiales, de palpitations et d'étouffements et d'avoir perpétuellement la crainte de mourir. Dans la salle d'attente la sœur la surprit en train de boire de l'éther, dont elle avait toujours un flacon sur elle. Son faciès était pâle et amaigri. Elle pouvait à peine se tenir debout et semblait à chaque instant sur le point de s'évanouir. Le pouls est petit et fréquent. A l'auscultation les bruits du cœur sont sourds, au deuxième temps on constate un souffle un peu rude au niveau de la crosse aortique, mot que la malade entend pendant la dictée de l'observation. Elle ne présente rien de gynécologique. Vu le caractère de la clinique on lui conseille de s'adresser ailleurs. Mais elle supplie qu'on la garde quelques jours. Elle prétend n'avoir chez elle personne pour la soigner. Elle a gagné les sœurs à sa cause. Comme il y a un lit vacant, on l'accepte momentanément, à raison de dix francs par jour. Elle doit entrer le lendemain. En attendant elle est mise au régime lacté. Mais elle revient le soir m(';me à six heures. Elle monte dans la chambre qui lui est cstinée, se couche et refuse de partir. Elle ne cesse de

oj

gémir et de se plaindre de ses douleurs cardiaques. On lui fait une piqûre de 5 milligrammes de morphine.

Ecoutons maintenant Fernande. A deux reprises différentes, en février 1908, elle nous a écrit le récit de son entrée chez le D' B. Dans la première lettre elle dit : « J'arrive chez lui à trois heures de l'après-midi dans un petit appartement plus ou moins triste, où attendaient dans le salon trois ou quatre dames enceintes. Je fus introduite près du docteur auquel je dis simplement ceci : « Docteur, je souffre hor- « riblcment du côté gauche et je crains beaucoup d'être ce atteinte d une maladie de cœur ». Il m'ausculta, analysa mes urines et me dit : « Vous avez plusieurs maladies. « D'abord vous êtes atteinte de cystite (pour moi c était de <c Ihébreu). Quant à votre cœur il n'est pas fameux: vous « avez une aortite syphilitique ». Je lui dis : « Cependant « j'ai déjà vu plusieurs médecins qui m'ont dit n'avoir rien « trouvé. — Eh bien ! si les autres ne vous ont rien trouvé, « ce sont des ânes ! » Vous devez juger par là de l'effet que me produisit tout ce diagnostic. Il me proposa donc d'entrer dans sa clinique, chose que je fis sans difficultés ». Quelques jours après elle écrit sur le même sujet : « Le 8 juillet 1905^ j'arrivai à la consultation du D' B., auquel j'expliquai mon éternelle histoire. Et voici, sans exagérer, ses propres paroles : « Si les docteurs consultés ne « vous ont rien trouvé jusqu'à ce jour, eh bien ! sachez que « vous avez une dilatation de 1 aorte, autrement ditaortique» et ajoutant « syphilitique ». N'étant pas très ferrée sur les termes médicaux, je compris cependant le mot syphilitique. Je posai alors cette question au D"^ B. : « Mon Dieu, « Monsieur, peut-on avoir la syphilis sans s'en douter ? Car i( je ne me crois aucun symptôme de cette maladie. Main- « tenant je l'aurais donc de naissance ». Je ne me préoccupai guère de cette dernière maladie. Le docteur me dit : « Je ne pourrai certainement pas vous guérir complètement,

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