‹ La conscience morbideChapitre 5 sur 63 · BERTHE · texte numérisé non relu

BERTHE

Berthe, âgée de trente-huit ans, sans profession, a séjourné dans le service de novembre 1907 à mars 1908, date où elle sort « suffisamment améliorée » ^ Son père, mort à cinquante ans, était éthylique; à la suite de la mort de sa femme et de pertes d'argent il eut une « maladie noire », au cours de laquelle il médita de se jeter à l'eau avec son fils. Un oncle paternel se serait laissé mourir de faim. Un oncle maternel est mort « fou » à cinquante ans. Un des deux frères utérins de là malade est très nerveux. Elle-même a fait deux fausses couches. Deux de ses enfants sont morts, l'un en naissant, l'autre de méningite. 11 ne lui reste que deux fils (treize et sept ans) nerveux. Ses antécédents, tant personnels qu'héréditaires, sont donc assez fâcheux.

S'agit-il dans ce cas de confusion mentale, comme le veulent les deux premiers certificats, déplacement et immédiat? Il est permis d'en douter.

Evidemment la malade présente de la céphalée ; l'existence de troubles gastro-intestinaux et d'une entérocôlite muco-membraneuse est démontrée par la douleur que détermine la pression exercée sur le côlon, par le clapotage que révèle la percussion du côlon ascendant et du côlon descendant, par la constipation, par la présence de sang et de

Page 1