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conclut tout à fait en faveur de cette intervention. Mais il faut bien remarquer que, si BIDONE a vu qu’il suffisait d’un tout petit fragment pour restituer sa forme, sa structure à l’ovaire, ses observations ne se basent que sur des ovaires sains d'animaux, et que chez la femme, où l’on opère pour des lésions réelles, les résultats peuvent être différents.
En 1902, LoewY et GUENIOT, faisant une étude très complète des kystes dermoïdes bilatéraux des ovaires, montrent, de même que R. CoNDAMIN dans le Lyon Médical (1904), qu’il est souvent possible de trouver à côté de la tumeur, du tissu ovarien sain, en quantité souvent infime il est vrai, mais qui peut permettre malgré tout une conservation.
En 1903, au Congrès de Médecine de Madrid, la chirurgie conservatrice est défendue par les rapports de TREUB et FARGAs, et BOURSIER, de Bordeaux, cite 37 cas d'opérations limitées pour ovarite scléro-kystique.
En 1905, importante discussion à la Société de Chirurgie de Paris sur la conservation de l’utérus et d’un ovaire entier ou réséqué, dont Tuffier reste très partisan, alors que ROUTIER, DELBET et J.-L. FAURE se montrent très réservés et très circonspects.
Et de fait, en 1906, VAUTRIN, apportant deux cas de dégénérescence kystique après conservation de l’utérus et d’un fragment d’ovaire, conclut que c’est là une pratique dangereuse et illusoire, donnant des résultats peu encourageants avec des menstruations, qui lors-
qu’elles persistent, sont très irrégulières en date et en
quantité.
Une importante statistique est apportée en 1907 sur les résultats de la conservation de l'ovaire dans American Journal of Obstetrics, à la suite de laquelle les rapporteurs concluent qu’en présence de lésions kystiques des ovaires, l'opération doit être radicale, à moins d’une demande expresse de la malade pour la
conservation.
En 1910, au Congrès de Gynécologie de Toulouse, DE ROUVILLE cite 32 cas de castration unilatérale et de résection large de l'ovaire de l’autre côté, tous guéris avec 3 cas de grossessee, mais il estime qu'il ne faut pas conserver l'ovaire sans la trompe et expose les idées de l'Ecole Montpelliéraine dans les thèses de trois
de ses élèves Py, REMUSAT et ROBERT.
L'année suivante, JACOBSON publie, dans la Revue de Gynécologie, la statistique de la Clinique Gynécologique du Professeur Orr, de St-Pétersbourg : il constate sur 15 cas de conservation, des trompes, de l'utérus et d’un fragment d’ovaire, 15 résultats satis-
faisants avec une grossesse.
En 1913, WALTHER apporte à l’Académie de Médecine une statistique importante de 70 cas avec des résultats immédiats fort simples et un pourcentage vraiment impressionnant de 25 % de grossesses ultérieures.
En accord avec tous ses résultats, et vérifiant les données expérimentales de CARMICHAEL, de MAUGERI, de JAYME Pozzi, de FIGUEREIDO et de Mme KoHN, l’Ecole Lyonnaise, sous l'impulsion du Professeur A. Por- LOSSON, préconise cette chirurgie conservatrice et
montre dans la thèse d’ARMANp et surtout celle de CoN- VERT, la place prépondérante qu’a pu prendre dans le traitement des lésions annexielles, la castration partielle aux dépens de l’exérèse totale.
Depuis cette date, les interventions partielles sur l'ovaire ont continué à jouir d’une grande faveur, et dans toutes les Sociétés savantes Françaises, Belges, Anglaises, Américaines, on apporte des faits encourageants. Ce sont les discussions à la Société Belge de Chirurgie en 1920, avec MM. KARHAUSEN et BROUHA, les résultats apportés par KoxLer, en 1923, dans Zentralblatt für Gynaek., par BoNNEY, in Practitioner, 1924, par Poozs et Hauwxs, dans Surgery Gynecology Obstetrics, 1925, par ISBRUCK, sur le traitement de certaines métrorragies par la résection ovarienne in- terpolaire.
Dès lors, les travaux de LiPSCHUTZ et WAGNER sur l’hypertrophie compensatrice des fragments ovariens, après castration partielle, et de KoxLER sur l’action de la résection sur la menstruation semblent faire de cette intervention une véritable panacée. On coupe des ovaires par le mileu, les trois quarts, on les laisse, on les enlève, on les remet, c’est une véritable folie d’ovaires. Pourtant, si l'ovaire a une sécrétion interne fort utile, comme l’ont montré MOULONGUET et DOLE- RIS, il semble qu’il faille la corrélation utéro-ovarienne pour qu’elle soit efficace. Aussi malgré les partisans très énergiques de la conservation totale ou partielle d’un ovaire dans l’hystérectomie DOLERIS, SIRE- DEY, DELBET, TIXIER, croient cette solution inutile et souvent dangereuse; et l’on se rappelle les statisti-
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ques anciennes de VINEBERG et de POLAK où 24 % des malades ainsi opérées nécessitaient une deuxième laparotomie pour dégénérescence kystique de l’ovaire laissé. Cette question fut d’ailleurs discutée et définitivement solutionnée après le Congrès de Chirurgie de Paris de 1924, où le rapport de MM. LaABEY et TIxIER condamnait formellement de laisser un ovaire seul en place après hystérectomie.
Au Congrès français de Chirurgie, 1926, après les rapports de MM. DE RouviLze et MocQuot, un grand nombre de chirurgiens prirent part à la discussion ei l'ovaire eut le beau rôle. Le traitement de l’ovarite scléro-kystique, le traitement des salpingites par l’hystérectomie fundique, intervention réalisée par BEUTT- NER en 1908, vantée déjà par D'ERNST en 1918, par LECÈNE et GAUDART D’ALLAINES, par HARTMANN en 1922, vinrent démontrer tout l'intérêt de la glande ovarique. En même temps, les greffes ovariennes furent à l’honneur. Préconisées déjà en 1895 par CHROBAK et Mo- RISS, utilisées en France par TUFFIER, DELAGENIÈRE, DE ROUVILLE, MAUCLAIRE, ces greffes pariétales ou épiploïques ne donnèrent pas tous les résultats espérés. C'est qu’en effet, le greffon après une période d’activité, de durée très variable s’atrophiait. Seules les transpositions intra-utérines de l'ovaire muni de son pédicule sont à retenir, car elles peuvent permettre la grossesse. Les travaux de TuUrFIER, la belle statistique d’ESTES, l’intéressant mémoire de H. HARTMANN, en 1925, montrent que la résection parcellaire de l’ovaire peut donner des résultats intéressants à condition de sauvegarder la nutrition de ce fragment
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ovarien. C’est là une condition indispensable et la technique de cette intervention doit laisser intacte l'irrigation de la glande sous peine de voir se produire des processus de dégénérescence kystique secondaire.
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