‹ La Conservation Parcellaire de l'OvaireChapitre 65 sur 67 · OBSERVATION XLV · texte numérisé non relu

OBSERVATION XLV

Conservation de l’utérus et d’un fragment minime de l’ovaire droit.

Mme Br.., 24 ans.

Opérée en 1924 pour annexite gonococcique avec salpingectomie double et ablation de l’ovaire gauche. Fixation utérine. L’ovaire droit était microkystique, cautérisation simple.

Depuis son intervention, les règles sont réapparues régulièrement jusqu’en décembre 1925, mais étaient douloureuses les 2 ou 3 jours qui les précédaient. :

Depuis un an, règles très irrégulières, aménorrhée de 2 à 3 mois suivie de règles survenant tous les 20 jours ou même 2 fois par mois.

Toucher vaginal, utérus en position normale, cul-desac gauche parfaitement souple. A droite, masse ovarienne du volume d’un gros œuf de dinde, fixé.

Intervention 11 décembre 1926. — Professeur VILLARD. — Laparatomie médiane.

Utérus petit, en bonne situation, nombreuses adhérences épiploïques et péritonéales recouvrant l’ovaire droit en pleine dégénérescence kystique du volume d’un gros œuf de dinde. Un des kystes à paroi très mince a filé sous le feuillet inférieur du ligament large.

Ablation en bloc de l’ovaire en passant cependant très au ras de son insertion.

Malade revue 2 juin 1927. Réglée normalement jusqu’à ces derniers mois.

Revue 18 août 1927. Très bon état général, augmentation de poids. Les règles persistent normales dans leur date d'apparition et leur abondance. Pas de trouble de la ménopause.

Examen génital : utérus légèrement refoulé à droite. Dans le cul-de-sac gauche, petit nodule du volume d’une noix, très peu sensible au toucher et paraissant être l’ovaire.

Ce résultat survenu après un insuccès consécutif à une première intervention montre que chez cette malade on a pu conserver la menstruation après l’ablation presque totale du seul ovaire restant. La cautérisation faite primitivement sur cet ovaire en dégénérescence kystique n’avait amené aucune guérison, mais au contraire avait été suivie de troubles dysménorrhéiques graves alors que la résection a fait cesser tous ces symptômes.

3° Tumeurs kystiques bilatérales

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