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ques formeraient une véritable glande. STEINACH et LiPSCHUTZ n'hésitent pas à la considérer comme la « glande de la puberté », tenant sous sa dépendance la formation des caractères sexuels secondaires, mais FRAENKEL conteste une pareille importance.
Au moment de la puberté, un foliicule ovarien grossit démesurément, refoulant à la périphérie son enveloppe conjonctive, la thèque interne, zone qui renfermerait aussi quelques cellules glandulaires. Le follicule prend alors l’aspect d’une grosse vésicule kystique renfermant un liquide clair le « liquor folliculi ». De plus en plus grosse, cette vésicule, refoulant les tissus voisins, arrive à la périphérie de l’ovaire, se rompt, laissant échapper le «liquor folliculi», la meimbrane épithéliale qui tapisse l’intérieur de la vésicule de Graaf et enfin l’ovule. Le follicule ainsi déhiscent poursuit à nouveau son évolution et aboutit à l’apparition du corps jaune dont le développement est ainsi lié au sort de l’ovule.
À la naissance un ovaire contient, d’après de nombreuses coupes et recherches histologiques, 200 à 300.000 follicules. 4 à 500 seulement arrivent à maturité, les autres subissent la dégénérescence. On voit donc la richesse considérable de l’ovaire en tant que formation possible d’ovules.
Ce processus de l’ovulation apparaît comme absolument régulier, cyclique, périodique et tout l'appareil génital de la femme ressent périodiquement la secousse d’un tel phénomène dont le flux menstruel est le témoin le plus apparent. L’ovulation se fait suivant un rythme qui n’est pas encore élucidé. On pense
au
qu'il y a un véritable balancement, que les deux ovaires fonctionnent alternativement, mais aucun fait expérimental n’est venu vérifier cette hypothèse et même on a trouvé souvent au cours d’une laparotomie, sur le même ovaire, un follicule en voie de maturité et un corps jaune en régression, indice dé l’ovulation précédente, mais on ne trouva jamais sur le même ovaire qu’un corps jaune à la période d'état.
Le flux menstruel est comme l’ovulation, périodique et en dépend c’est bien certain. Des quantités de faits expérimentaux, cliniques, viennent le prouver. Avant la puberté où l’ovulation manque, après la ménopause, période de sénescence fonctionnelle de l'ovaire, il n’y a pas de menstruation. De même l’ablation des ovaires amène chez la femme, d’une façon générale, l’arrêt définitif de l’écoulement menstruel.
Pendant longtemps, cependant, la menstruation fut étudiée en elle seule et rattachée à des causes mystérieuses. HIPPOCRATE l’attribuait à la chaleur du corps qui accumule dans la matrice le sang charriant la semence féminine. C’est un émonctoire pour ÂRISTOTE, une purgation pour FERNEL, une phlogose amoureuse pour EMMET LE Ca, le résultat de la déclivité utérine pour BAUDELOCQUE.
C’est Doauës, le premier, en 1833, puis RACIBORSKI, en 1868, qui voient enfin un lien entre l'ovulation et la menstruation. Depuis ce jour de nombreuses théories ont été patiemment échafaudées, mettant en cause tantôt l’effet mécanique, tantôt l’action de chacun des
tissus constituant la glande ovarique.