‹ La considérationChapitre 20 sur 97 · ACTE I · texte numérisé non relu

ACTE I

MADAME DUBRBUIL.

Un peu. — Tu recevais quelqu'un?

Il eût fallu Me faire prévenir.

LAURE

Elle n'a pas voulu.

LUCIEN

Pourquoi cela?

MADAME DUBREUIL

C'était, m'a-t-on dit, un jeune homme?

LUCIEN

(>harmantl Monsieur Verdier...

A B«rtha.

C'est Verdier qu'il se nomme, N'est-ce pas?

BERTHE

Oui, monsieur,... vous le savez très-bien...

Je ne vous aime plus du tout, monsieur Lucien.

MADAME DUBREUIL

Tu le connais beaucoup ce jeune homme?

LUCIEN

Oui, ma mère.

Beaucoup 1 Monsieur Bernard est l'ami de son père. Un ancien député du Doubs ou du Jura ; L'histoire est très-touchante, on vous la contera. Le père a- tout perdu dans une banqueroute , Et, n'ayant plus le sou , le fils s'est mis en route ; Il arrive à Paris pour chercher un emploi.. - Nous le lui trouverons... mademoiselle et moi.

BEATHB.

Méchant!

LUCIEN, à BertlM.

Je suis très-bon ; niais vous êtes meilleure.

A. madâm* Dubreoil.

BreT, nous nous connaissons beaucoup. .. depuis une heure. Quand de si vieux amis sont à causer entre eux, On peut les déranger sans remords. —Ça va mieux ?

MADAME DUBREUIL

Très-bien 1 —Il est parti , ce jeune homme ?

LUCIEN

Il nous quitte.

BERTHE

A Tinstant... mais il va revenir tout de suite; Il dtne avec nous.

MADAME DUBREUIL

Luil

BERTHE

Mon père a cru pouvoir.

MADAME DUBREUIL

Il a bien fait.

LAURE

J'aurai grand plaisir à le voir.

LUCIEN, à madame Dubreail.

Si cela vous déplaît?

MADAME DUBREUIL

Pas du tout... au coTitraire , Qu'il vienne I

Bat.

Emmène-les.

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