ACTE III
BBINARD.
Il a, dit-il, — cola doit être...
Des raisons que plus tard il nous fera connaître.
LAURE
Des raisons 1 Mais alors?...
BERNARD
Maûlle...
LAURK.
Permettez,
Ces raisons..
Ma mère!
MADAME DUBRBUIL.
Vous voulez les savoir ? Écoutez.
LUOIEN.
MADAME DUBRBUIL.
Écoutez-moi.
LUCIEN
Vous nous perdez.
MADAME DUBRBUIL.
Qu'importe 1 Le silence me tue, il est temps que j'en sorte I
A Bernard.
On vous accuse, vous, d'un calcul odieux I
Cette accusation n'a rien de sérieux :
Ne la méritant pas, vous ne pouvez la craindre.
En s'attaquant à vous, c'est nous qu'on veut atteindre.
Sans nous porter envie, hélas t on n'a pu voir
Le plus ou moins d'argent que nous pouvions avoir.
— Toute fortune ayant besoin d'être prouvée,
On en a recherché la source... On l'a trouvée I
BERNARD
Madame...
MADAME DUBREUIL
Écoutez-moi, je vous prie, un moment ; Vs qui nous a perdus, c'est uq bon sentiment : Notre but était noble, honnête, légitime. Nous n'aspirions à rien qu'à la publique estime. On ne Tacheté pas... on l'obtient, comme vous I Nous nous sommes trompés de route... plaignez-nous I Une fois, par malheur, entré dans cette voie, On s est trop écarté du bien pour qu'on le voie; Marchant de faute en faute et d'erreur en erreur. On quitte à son insu le chemin de l'honneur.
Monsieur Dubreuil a fait le mal sans le comprendre... ^ L'apnt souvent blâmé, j'ai droit de le défendre. On vous dira, sans doute, on vous l'a déjà dit. Que, sur une faillite appuyant son crédit.
Jadis à Besançon, — le monde est si sévère !... Il s'était enrichi... Ce n'est pas vrai...
LUCIEN
Ma mère !
MADAME DUBREUIL, à Ltiden.
Ce n'est pas vrai I
A âariurd.
Perdant ce qu'il avait d'abord, ])3 SCS associés il partagea le sort ; Si bien que pas un d'eux n'aurait été capable. Le voyant malheureux, de le croire coupable.
Plus tard, — je ne puis plus le défendre, — plus tard, Je ne sais par quel coup du ciel ou du hasard , Que je n'ai pas compris, que j'ai maudit peut-être,