ACTE III
Je vous estioie encore autant, plus que jamais.
— Le duc ne m'a point dit ce que vous sembicz craindre; On n'insulte pas ceux qu'on a le droit do plaindre. Chez les honnêtes gens vous t^tes bien placé,
£t ne méritez pas d'en être repoussé.
Remplissant mon devoir de père de famille, Si je réprends la n^ain que vous tendait ma fille, Ce n'est pas que jamais, je le dirai bien haut, PersOTine ait pu trouver votre honneur en défaut; Aussi n'est-ce pas vous, c'est moi que l'on accuse.
Vous I
BERNARD
Le monde a le droit déjuger, il en use.
— Assis au premier rang parmi les magistrats, Je suis de ceux qu'il faut qu'on ne soupçonne pas; Je dois donc éviter jusqu'à l'ombre d'un blàmo.
— Votre père...
MADAME DUBRBUIL.
Monsieur...
BERNARD
Ne craignez rien, madame.
A Lueien.
Votre père, — il est tard pour le voir aujourd'hui ; Est trop riche pour nous, nous trop pauvres pour lui ; Et les méchants jaloux, dont le monde fourmille, M'accuseraient bientôt d'avoir vendu ma fille... Je la garde!
LAVRE.
Mon père, un seul mot, par pitié ; Le duc de Méricourt vous l'a-t-il conseillé?
«i LA CONSIDÉRATION.
BERNARD
Oui
LAURB.
Comment donc hier a-t-il pu, sans rien dire, Signer notre contrat qu*à présent il déchire T . Comment nous prète-t-il, nous sachant au-dessus, De mauvais sentiments que nous n'avons pas eus ?
A Loden.
Ma fortune, dit-on, n*égale pas la vôtre?
Non... Mais nous n'y pensions hier ni Tun ni Tautre;
Et, tout à l'heure encor, quand je vous disais, là,
Qu'à mon père on ne peut reprocher que cela.
Vous m'avez répondu : v Sa vertu qu'on respecte,
(( A personne jamais ne deviendra suspecte ;
« Qu'importe qu'il soit richeou non! «—C'est aujourd'hui.
Vous vous en souvenez !
LUCIEN, à Bernard.
Monsieur, répondez-lui.
BERNARD
Ma fille, mon enfant... Monsieur Tibaud lui-même, 'Qui devait s'allier à nous et qui nous aime, A trouvé que l'honneur lui faisait une loi...
LAURE
De rompre ?
BERTHE
Quel bonheur, il ne veut plus de moi !
BERNARD
Berlhe !
BERTHK.
Pardon I