ACTE IV
Qu'on n'aime pas du tout. Là, c'est plus convenable, N'est-ce pas, et plus vrai? •— Ne vous gênez donc pas! Mieux vaut dire tout haut ce qu'on pense tout bas.
— Quand j'aimerai quelqu'un, ne croyant pas mal faire, Je lui dirai : « Monsieur, c'est vous que je préfère ;
(( Mon père est bon, allez lui demander ma main ; « Je vais faire avec vous la moitié du chemin. »
— yo)is êtes plus heureux que nous ; la course est faite ; Chaque jour vous apporte une nouvelle fête; Jouissez-en ce soir; et plus tard on verra
Ce que monsieur Dubreuil à son retour dira.
A son retour...
LAURB.
Sans doute.
LUCIEN
11 pensera peut-être Que, seul, de son honneur il était juge et maître; De l'avoir cru coupable il nous accusera.
BERTHE
Heureux de ne plus l'être il nous pardonnera... Certainement. Voyons, pas de vaines alarmes ; Nous avons tant pleuré que je n'ai plus de larmes. Tout va bien ! Désormais désolez-vous sans moi ; Je pleure avec plaisir, mais quand je sais pourquoi.
LUCIEN
Méchantel
LAURB.
Elle a raison.
LUCIEN
Je vous trouve bien gaie.
BERTHE
Moi!
LUCIEN
Ce matin encor vous étiez...
BERTHE
Fatiguée, Peut-être... Oui.
LUCIEN
Le soleil reparaît tout à coup...
Est-ce que ma sœur Anne aurait vu...
BERTHE
Pas du tout.
Je n'ai rien vu venir... vilain... je vous déteste.
A Antoinette qui rient d'entrer par la droite.
Sur ces consoles-IJT voyez donc ce qui reste. Enlevez ces journaux.
ANTOINETTE, enlèro les journaux et Ta pour sortir»
Bonjour monsieur Armand.
Elle sort.