ACTE IV
ARMAND, froidement.
Monsieur... mesdemoiselles...
Monsieur!
ARMAND
Vous m'avez dit l'autre jour, devant elles , Dans un grave moment dont vous vous souviendrez : « Je vous en dirai plus lorsque vous reviendrez. » Une explication n'a rien que je redoute ; Me voilà revenu, parlez... je vous écoute.
LAURB.
Lucien t
LUCIEN
Je vous ai dit cela, certainement:
Je l'ai même pensé très-sérieusement; Et, quand je prononçais ce mot abominable, Je voulais vous tuer... J'en eusse été capable. Famille, espoir, bonheur, tout, j'avais tout perdu 1 Tibaud, le misérable! il m'avait entendu î Je l'ignorais alors... et, dans mon ignorance, J'osais vous accuser, trompé par l'apparence.
ARMAND
Moi!... Vous avez pu croire un moment...
LUCIEN
A regret ; Mais vous connaissiez seul ce malheureux secret... Tout le monde à ma place aurait agi de même... Je vous ai soupçonné, vous que j'aimais... que j'aime î
n lai ien.1 la maia.
AEMAND.
Monsienr... Mon^cher Lucien! — En partant de Paris, Au coup qui me frappait je n'avais rien compris, Vous voyant envera moi devenu si sévère, Je me disais : Il souffre, il veut venger son pèrel J*emportais en pleurant cet argent, trop payé S*il devait me coûter ma dernière amitié t
A Laare «i k Dertb«.
Et lorsqu'on le plaignant, en l'admirant peut-être, Je venais tout à l'heure à ses ordres me mettre, Je me serais laissé tuer par lui cent fois, Plutôt que de jamais...
BERTHE
Je vous crois !
LAURB.
Je vous crois I
ARMAND, 4 Lucien.
Lucien, j'ai dit un jour du mal de votre père, Il me pardonnera comme vous, je l'espère;.
Un jour, sans le savoir, je l'ai presqiie outragé ; Il s'en est noblement sur moi-même vengé.
Madame Dubreuil entre par la droite; en roy&nt Amaod elle Ta pour sortir par le fond.