‹ La considérationChapitre 73 sur 97 · LAURE, ARMAND, MADAME DUBREUIL, LUCIEN, BERTHE · texte numérisé non relu

LAURE, ARMAND, MADAME DUBREUIL, LUCIEN, BERTHE

ARMAND, à madame Dubreuil.

Ne VOUS éloignez pas... Ce que je dis, madame. Tout le monde, là-bas, comme moi le proclame ;

ApTE IV. 107

Si de monsieur Dubreuil on a douté jamais,

Son honneur n'a plus rien à craindre désormais.

-" Si vous les aviez vust... La ville tout entière

De sa noble action était heureuse et fièret

Dans la rue, en passant, tout haut, avec orgueil,

On se disait : « Tu sais... ou vous savez... Dubreuil!...

« Certainement! C'est beau, n'est-ce pas? C'est sublime!

« — Il leur a. tout rendu, tout payé!... Je l'estime! »

Et les journaux ! Jamais dans la Franche-Comté,

Pareil trait de vertu ne s'était présenté.

— Notre Dubreyil I l'honneur de sa ville natale!

Notre amit... notre orgueil!... *^ Ovation locale;

Mais bonne du fond. L'article ici fera du bruit ;

Le Courrier j ce matin, l'a déjà reproduit,

La Presse et le Pays de ce soir le répètent;

Vous les avez lus?

LUCIEN

Non.

ARMAND

Diable 1 quand ils s'y mettent, Ces gaillards-là, qui font la pluie et le beau temps, Rendent un honnête homme illustre en peu d'instants.

MADAME DUBREUIL

Vous m'effrayez.

ARMAND

Chacun y trouvera son compte.

C'est juste!... A vous l'honneur, à Savenays la honte!

MADAME DUBREUIL

Monsieur de Savenays...

ARMAND

On le connaît là-bas;

On Ta si bien traité qu'il n'en reviendra pas. On a taillé dedans, du haut en bas!... en large!... En long!... Si les morceaux en sont bons, je m'en charge! Mon père trop Fongtemps a souffert, grâce à lui.

BERTHE

Vous voulez...

ARMAND

Ne songez qu'au plaisir, aujourd'hui ;

A Lucien.

Demain, vous me direz où ce monsieur demeure.

BBRTIIE, à Armand.

Ouvrirons>nous le l^\ ensemble tout à l'heure?

Ubair

BRRTHE.

A m' inviter vous auriez dû penser.

ARMAND

Non... je ne danse plus... je ne sais plus danser... Je vais être notaire à Besançon... c'est grave I

BERTHE

Vous?

ARMAND

Moil

BERTIIE, bas à Armuid.

Je suis brouillée avec monsieur Octave...

Son père ne veut plus qu'il m'épouse.

ARMAND

Grands dieux !

BERTHE, bM.

Quand on m'a dit cela; j'ai répondu : Tant mieux I

Page 1