‹ La considérationChapitre 92 sur 97 · LAURE, BERNARD, DUBREUIL, MADAME DUBREUIL, LUCIEN · texte numérisé non relu

LAURE, BERNARD, DUBREUIL, MADAME DUBREUIL, LUCIEN

LAURE, à Bercanl , e a montrant DubreuU.

Le voilà!

DUBREUIL

Je m'en vais m' expliquer!

— Monsieur Bernard...

k Laure.

Et vous que j'appelais ma fille,

A Bernard.

Dieu frappe dans leurs fils les pères de famille;

Et les pères, témoins du malheur de leurs fils, Doublement malheureux, sont doublement punis I Jô fus plus égaré que je ne fus coupable ; De vous tromper jamais je n'eusse été capable : On vous trompe pourtant, monsieur, sachez-le bien ! De ce que ces journaux ont dit ne croyez rien. Certes, pour avoir fait l'action qu'on me prête, Je donnerais mon sang... Mais je ne Tai pas faite! — En vous laissant un jour de plus dans cette erreur, J'aurais pu de mon fils assurer le bonheur; Mais demain, condamnée à partager ma honte, Votre fille aurait droit de m'en demander compte.

BERNARD

Pourquoi de lui répondre êtes- vous efl*rayé? Os journaux ont raison, vous avez tout paye.

DUBREUIL

Payé!

BERNARD

Jusqu'à la fin j'ai voulu vous entendre; S'accuser aussi bien, monsieur, c'est se défendre. On n'a rien dit, on n'a rien fait qu'en votre nom ; Vous avez tout payé... ces journaux ont raison.

DUBREUIL

Mais alors il faut donc... il faut qu'en mon absence, A mon insu... quelqu'un... Vous gardez le silence!

MADAME DUBREUIL

Monsieur...

LUCIEN, montrant Bernard, sa mère et Lanre.

Nous VOUS aimons... nous vous l'avons prouvé. Voilà tout!

Page 1