L AIRE
Lucien I
LUCIEN
Je vous ai dit cela, certainement: , Je l'ai même pensé très-sérieusement; Et, quand je prononçais œ mot abominable, Je voulais vous tuer... J'en eu'sse été capable. Famille, espoir, bonheur, tout, j'avais tout perdu l Tibaud, le misérable! il m'avait entendu! Je l'iiînorais alors... et, dans mon ignorance, J'osais vous accuser, trompé par l'apparence.
ARMAND
Moi!... Vous avez pu croire un moment...
LUCIEN
A regret ; Mais vous connaissiez seul ce malheureux secret... Tout le monde à ma place aurait agi de même... Je vous ai soupçonne, vous que j'aimais... que j'aime!
Il lut tauJ l« iD<m.
ARMAND
Monsieur... ftlon cher Lucien! — Kn partant de Paris, Au coup qui me frappait je n'avais rien compris, Vous voyant envers moi devenu si sévère, Je me disais : II souffre, il veut venger son père! J'emportais en pleurant cet argent, trop payé S'il devait me coûter ma dernière amitié 1
A Laure et à'Bertbe.
Et lorsqu'on le plaignant, en l'admirant peutr-êtro. Je venais tout à l'heure à ses ordres me mettre, Je me serais laissé tuer par lui cent fois, Plutôt que de jamais...
BERTHE
Je vous crois !
LAURE
Je vous crois !
ARMA ND, à Lucien.
Lucien, j'ai dit un jour du mal de votre père, Il me pardonnera comme vous, je l'espère; Un jour, sans le savoir, je l'ai presque outragé ; Il s'en est noblement sur moi-même vengé.
Madame Dubrcuil entre par la droite; cd voyant Armand elle Ta pour sortir paPle fond.