ACTE IV. lOT
Si de monsieur Dubrouil on a douté jamais, Son honneur n'a plus rien à craindro désormais.
— Si vous les aviez vus!... La ville tout entière De sa noble action était heureuse et fière! Dans la rue, en passant, tout haut, avec orgueil,
On se disait : « Tu sais... ou vous savez... Dubreuill... « Certainement! C'est beau, n'est-ce pas? C'est sublime! « — Il leur a tout rendu, tout payé!... Je l'estimel » Et les journaux ! Jamais dans la Franche-Comté, Pareil trait de vertu ne s'était présenté.
— Notre Dubreuil ! l'honneur de sa ville natale! Notre ami!... notre orgueil!... — Ovation locale; Mais bonne au fond. L'article ici fera du bruit; Le Courrier, ce malin, l'a déjà reproduit,
La Presse et le Pays de ce soir le répf'Ment; Vous les avez lus?
LUCIEN
Non.
ARMAND
Diable! quand ils s'y mettent, Ces gaillards-là, qui font la pluie et le beau temps, Rendent un lionnùle homme illustre en peu d'instants.
MADAME DUBRKUII..
Vous m'effrayez.
Chacun y trouvera son compte, C'est juste!... A vous l'honneur, à Savenays lu honte!
MADAME DUBREUIL
Monsieur de Savenays...
ARMAND
On le connaît là-bas;
On l'a si bien traité qu'il n'en reviendra pas.
On a taillé dedans, du haut en bas!... en large!...
En long!... Si les morceaux en sont bons, je m'en charge 1
Mon père tropJongtcmps a souffert, grûce ii lui.
BERTHE
Vous voulez...
ARMAND
Ne songez qu'au plaisir, aujourd'hui;
A Lucien.
Demain, vous me direz où ce monsieur demeure.
BERTHE, à Armand.
Ouvrirons-nous le bal ensemble tout à l'heure?
Le bal?
A m'invitcr vous auriez dû pen.ser.
ARMAND
Non... je ne danse plus... je ne sais plus danser... Je vais être notaire à Besançon... c'est grave I
BERTHE
Vous?
ARMAND
Moi!
BERTHE, bas à Arraand.
Je suis brouillée avec monsieur Octave... Son père ne veut plus(iu'il m'épouse.
Gi-ands dieux!
BEUTIIE, ba«.
Quand on m'a dit cela; j'ai répondu : Tant mieux!
ACTK IV. <09
AHM AND.
Qu'enlends-jo!