ACTE IV
SAVENAVS.
Non... je dis que je crois... qu'il me semble... — Au travers de ce bal pour vous jeter ainsi , Vous ne savez donc pas ce qui se passe ici ?
nUBREUII..
Non; quoi?
SAVENAVS.
Vous ignorez?... On a dû vous écrire.
DUBREUIL
Rien... je n'ai rien reçu. Que me voulez-vous dire?
SAVENAYS.
Pendant qu'on vous portait en triomphe là-bas, De tout ce qui s'est fait vous ne vous doutez pas?
DUBREUIL
Non.
SAVENATS.
A Meudon, lundi, chez vous, à votre table, Les gens qui trouvaient tout magnifique, admirable, Ce malheureux Duchesne en tète, le premier. Avec monsieur Bernard ont voulu vous brouiller. Vous avez, en partant, évité le scandale; Mais, dès le lendemain, débâcle générale 1 Mon.Nieur Bernard était furieux; — un moment, Le mariage eut l'air manqué complètement.
DUBREUIL
Que dites- vous?
depuis, pour renouer raffaire, Je ne m'expifque pas comment on a pu faire , Mais c'est fait. Je crois donc qu'avant d'aller plus loin, De s'entendre avec vous votre femme a besoin*
DUBREUIL
Rfa femme !
SAVENAYS.
Ses conseils vous seraient nécessaires.
On n'aime pas beaucoup ici les gens d'affaires; On en a trop parlé depuis votre départ ; Votre présence peut troubler monsieur Bernard, Partez donc!... ou restez, vous en êtes le maître. Pour moi , je ne suis pas homme à me compromettre , Adieu I
DUBREUIL
Vous compromettre !
SAVENAYS.
Eh ! mon cher, après tout.
Je ne puis pourtant pas vous suivre jusqu'au bout.
DUBREUJL.
Plaît-il?
s A VEXA Y s.
Voyons... personne ici ne nous écoute... Vous ne prétendez pas m'en imposer, sans doute? Depuis que nous vivons ensemble à tout moment, Je connais, Dieu merci, vos affaires.
Comment, Mes affaires!... Pardon, si vous disiez : les nôtres! J'en ai fait avec vous et pour vous... jamais d'autres! A tout ce que j'ai fait vous avez travaillé.
SAVENAYS.
Moii
DUBREUIL
Tout ce que je fait vous l'avez conseillé.