‹ La considération; comédie en quatre actes en versChapitre 87 sur 95 · ACTE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV

DUBREVIL.

Que dit-on?

DUCnESNE.

Pour vous, pour votre fils, ce mariage est bon ; Vous avez bien scnli quelle force il vous donne; La spéculation , par conséquent, est bonne. Cela vous a coûté quelques cent mille francs; C'.est de l'argent très-bien placé, je le comprends. D'ailleurs, c'est amusant, quand on est assez riche, D'acheter des vertus qu'en public on affiche. Si vous aviez payé jadis tout bonnement , Qui diable parlerait de vous en ce moment ! Donc, il faut avoir pris un peu pour pouvoir rendre.

DUBREUIL

Plus j'écoute, monsieur, et moins je puis comprendre...

DUCHESNE

Vous vous fâchez!... Adieu, je me retire.

nURREUIL.

NonI Parlez, mais nettement, mais sans phrases.

nUCHESNE.

Pardon!

DUBREUIL

Que dites-vous?

DUCilESNE.

Je dis ce que dit tout le monde.

Ce que tous les journaux répètent à la ronde. DunnKLi L.

Lcsjourniiux !... ]a'< jonninux |i;iilent de moi?...

i30 LA CONSIDÉRATION.

DUCHESNE

Comment, Vous ne le saviez pas ?

DUBREUIL

Je n'ai rien lu.

DUCHESNE

Vraiment ?

Ils vous traitent du reste avec galanterie ; Ils sont parfaits.

DUBREUIL

Enfln, monsieur, je vous en prie, Voyons, expliquez-vous I

DUCHESNE

Vous avez oublié?...

A part.

Est-ce que par hasard il n'aurait pas payé !

DUBREUIL

Oublié !

DUCHESNE, k pnrt.

Mais alors, bravo ! je le préfère.

Le tour est excellent I

DUBREUIL

Vous dites ?

DUCHESNE, à part. '

Quelle affaire I

Haut.

Vous revenez d'Ecosse?

DUBREUIL

Oui.

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