‹ La consolation philiosophique de Boèce;Chapitre 16 sur 60 · bid., p · texte numérisé non relu

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k. Jbid., p. 95.

XL INTRODUCTION

son oncle Théodat, un barbare frotté d’hellénisme, plus pédant que savant, fourbe et bassément cruel, haï des Romains pour son avarice, méprisé des Goths pour sa lâcheté. Ces périls de Favenir se tompliquaient encore de tous les embarras du présent et semblaient plus menaçants à mesure qu’une rupture devenait plus imminente entre le royaume d'Italie et la cour de Constantinople. On croyait savoir qu’en persécutant les ariens l’empereur Justin avait surtout en vue de provoquer les Goths, et que son neveu Justinien, dont la turbulente ambition n'était un mystère pour personne, n’attendait qu'une occasion favorable pour faire la paix avec Chosroës, et pour lancer sur Rome les armées de l'Orient et Bélisaire.

Dans de telles conjonctures, il n’est nullement invraisemblable que les chefs du Sénat romain, et parmi eux Boëce, aient cherché à s'entendre avec l’empereur Justin, le véritable représentant, à leurs yeux, de la nationalité romaine. C'est en cela sans doute que consistait le crime de lèse-majesté que le roi imputait aux consulaires Paulinus et Albinus', et qu'il voulut étendre au Sénat tout entier’; crime dont Boëce luimême était coupable, ou dont il devint complice, en osant défendre le Sénat avec un courage dont cette indigne assemblée ne lui tint pas compte, car, pour se soustraire au danger, elle sacrifia lächement son défenseur. :

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