‹ La consolation philiosophique de Boèce;Chapitre 17 sur 60 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

INTRODUCTION. XLI

On raconte diversement les derniers jours de sa vie. Sans nous arrêter à discuter toutes les fables répandues à ce sujet, nous dirons en peu de mots que Theodoric paraît avoir hésité à faire exécuter la sentence de mort prononcée contre Boëèce, car il se contenta de le reléguer à Pavie, où il lui donna l'enceinte de la ville pour prison‘. C’est dans ce lieu d'exil que Boëèce composa son livre de la Consolation philoso: phique. Quelques mois plus tard, vers la fin de l’année 525, il fut décapité, sans qu'on sache au juste sur quel nouveau grief Théodoric a pu prendre une détermination si fatale ἢ.

Ainsi périt misérahlement, dans toute la force de l’âge et du talent, un grand citoyen, qui fut en outre le meilleur écrivain de son siecle, et qui, à ce double titre, a mérité, lui aussi, d'être appelé le dernier des Romains ἡ. Le sacrifice de cette noble victime ne suffit

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