‹ La consolation philiosophique de Boèce;Chapitre 23 sur 60 · Consol., pp · texte numérisé non relu

Consol., pp

INTRODUCTION. XLIX

vine, sinon dans l’unité, qui est fatalement immobile, du moins dans l'intelligence, dans le Νοῦς, qui est la seconde hypostase de la Trinité de Plotin, que Boëce en convienne ou qu’il le nie, il se trouve irrésistiblement conduit à attribuer aussi la pensée à la matiére, et il arrive ainsi jusqu'aux dernières limites du panthéisme. |

Peut-être, en chérchant bien, trouverait-on dans quelques passages obscurs de Platon les premiers rudiments de ce dangereux système. Sans prétendre avec Bayle‘ qu'il est impossible de déméler dans le chaos des idées de Platon sa véritable pensée touchant la nature de Dieu, il faut bien reconnaitre qu’en un si grave sujet l'opinion du fondateur de l’Académie ne paraît pas uniforme et constante’. Toutefois, il faut le dire à sa gloire, les écarts qu’on peut lui reprocher ne l'ont jamais entraîné bien loin hors du droit chemin, et toujours 1] s’est hâté d’y rentrer en signalant à ceux qui devaient le suivre les dangers qu'il avait courus lui-mème. Il était réservé aux Alexandrins de se départir de cette salutaire

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