CHAPITRE Xll
krdcrie sa déclaration, où, malgré le soin qu'elle prit de. mettrer au bas ces mots :
«Je certifie que ce mémoire contient la a pure vérité », elle se souvint de l'habitude qu'elle avait de composer des romans (i).
Le duc d'Orléans fit lire cette déclaration au conseil de régence, dont elle excita plus • d'une fois le. sourire , et permit à la duchesse de revenir à Sceaux. Affligée de n'y point trouver le duc du Maine , elle prit le parti de s'adresser au régent : « Monsieur, lui dit««lle, j'ai encore une-grâce à vous demander, c'est de me raccommoder avec mon miari . — Entre nous , lui répondit-il , tout
(i)yoir aux pièces justificatives du chapitre XII la- déclaration de' la duchesse' du Maine que nous avons copiée aux archives des affaires étrangères.
est oublié f mais pour le reste , j'ai appris de Sganarelle « qu'entre rarbi*e et l'écorce il ne faut pas mettre le doigt.: » Cependant le duc du Maine finit par se laisser fléchir ; le phateau de Sceaux reprit sa joyeuse splendeur^ et la duchesse se consola de sa disgrâce en redevenant la Heine des .mâts.
Le régent, trop heureiix: d'épargner lès supplices, laissait éclater hautement sa joie; mais* tous ses amis n'applaudissaient pas à sa clémence : I>id)ois murmurait, et Saint-Si* mon lui «jtyant reprqché l'excès de sa bonté: « Que voulez-vous , mon cher duc ? répondit le prince en riant, vous l'avez dit vousf même dans une chanson (i) : « Philippe est
(i) Sain t -Simon 9 Vait composé sur la bonté du ré^ gent un poot-^neuf dont le refrain était :