I.STTAB D|J, ROI, PWAGlfB, AU3LfPARL£AfBII&* O
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« présente des affaires tions ayant dbligil d-ëctitè « au roi très-^çhriétien, noire très-eher frère et « neveu, nous avons crû devoir- en marne ternis « TOUS envoyer copie de la lettre quetBOu^ lui « a^vons adi:easée» Commeelkilapour objet que « le bieii public^ nous vouâ connoiasons assez « pour être persuadé que le grand àiotif qui à « été toAjouris ïkme de 'vos actions vous déter- N minera à coacourir avec naus ^aus le dessein « que nous avons de remédier aux désordres « présens, et d*ea prévenir, s'il se peut, encore « de plus funestes. Vous verrez dans nôtre let* « tre la juste douleiur dont nous somneS' saisi « dans la seule idée* d'une division prochaine « entre deux rOis si éih>itement liez par leeaag,
-^PlfiOBS JirSTIFIGATIVBS. '^9^
>ik entre deuï peuples que ia sageisse étlescdH- « seilsdfi roi notre xjenl 6embk)îent avoir unis «"pour jamÉHS. • , . i. , ..
' ' rf Vous êtes trop éclairez pour ne pas voir les «' suites' malheureuses de nôtre divisdoii ^ ^t pour «e he pas sentir que le traité de la quadruple al- « lianee^est direotemenf cotltraireaux intérêts « du roi nôtre très-cher frère et neveu, et à ceux « de tous nos sujets.
« On veut que la noblesse françoise prenne « les armes pour attaquer un roi qu'elle a main- « tenu sur le trône, ajjrès Dieu^ souverain ar- « bitre des couronnes. On veut épuiser les peu- « pies, pour fournir aux frais d'une guerre, qui « n'a d'autre but que de traverser nos justes « entreprises, pour nous contraindre à sacrifier « tous nos droits, pour. augmenter la puissance « de l'ancien ennemi de nôtre Maison , et de « nous forcer à lui céder pour jamais la Sicile, « d'où s'ensuivroit absolument la perte de votre « considération dans la Méditerranée.
«Enfin, nos très-chera et4>ien aimez, vous « voyez aussi bien que nous les autres consé- « quences encore plus dangereuses de ce traité. « C'est ce qui nous fait espérer, que vous « employerez tous vos soins, pour obtenir du « roi votre souverain le seul remède à tant de
.igiief. 4an4 le libelle, la partie fut Tamise»
La peur de Le Camus gagne le prince de Listh- ^na^, et il ne se présente plus qu'une fqis chez . de.Vayrac pour lui dire quilparf^, pour la Flandre,, et qu'un ami sûr, le chevalin de Lorme, >yie^i¥lra retirer le manuscrit et. le payQr,,p*est A œtte .conférence rque le régent, qui aimait beaucoup à se déguiser,. se. rendit. Iui«-m4me
• «uua.rhabit d-un Qopiste. . »
• ; Le chevalier dei Lorme continua à .solliciter Vdbhé, à lui promettre monta et merveilles, à . lui proposer, des. soupers , dea rende^voi^s hors jde phezlui; maïs comme . c^Iui-ci remerciait et .temporisait toujours , un beau matin on ç'^nrtendit plus parler dt$ ch^ifaJier ,de Lqrme^ . . ^ors oi| foit revenir la.Dupuj de Flandre; •elle propose à Lahbé un r^ndei-vous avec ina.- ,d^ip0ÎseHe Deluunay aux Chaimps-rl^lys^s, , . , , . .P après Tordre ,de M* JL«e Planç, de Vayrac accepte. On lui réit^ les jpropQsitiohs. Il promet tout. Un noiii^£^ rendez-vous fut donné à Versailles, mais les événemens le firent manquer.
Indépendamment des leltres de ces divers agens subaliernes, qui déposetit contre la duchesse, de Vayrac reçut des mains de laDupuy
un mamuerit intitulé Âlmanaeh de la Régence Gt%t un Ubelle infâme contre le r^ent| contre la duchesse de Berrj, et contre tous les princes du sang.
Le Camus avait été le mobile de cette intrigue subalterne.
(Extrait des archives des affiiires étrangères.)
• ' » • ' , I ' . • ii
« cpiseUfb{ll«<in^«ù60]s«^Aûiiâ tes joursi'IkHnicelte « viWi «»llfitYée<)l «fecpa»€v>à>:iiiosir(yeÙ3i(iii>us ses « imlbeui^iet impl0ieBr> votre laâfiiaïaàce.flia « gion a toujours été le plus ferme appiiideft « «Diitr«hîe$^* Yâire Majesté n «giuore ^pas^le hcèle « de Loùis-Ie-Grand pour la conserver dciHS « tante $a|i«rei^ Cl ilsembleque le premier soin du duc d'Orléans ait été de se faire honneur de rirréligion. Cette irréligion la plongé dans des excez de licence , dont les siècles les plus corrompus n'ont point eu d'exemple, et qui, en lui attirant le mépris et l'indignation des peuples , nous fait craindre à tout moment pour le royaume les chàtimens les plus terribles de la vengeance divine. Ce premier pas semble avoir jeté, comme une juste punition, l'esprit d'aveuglement sur toute sa conduite : on forme des traitez : on achète des alliances avec les ennemis de la religion , avec les ennemis de Votre Majesté.
« Les enfans qui commencent à ouvrir les yeux, en pénètrent le motif; il n'en est point qui ne voie, que l'on sacrifie le véritable intérêt de la nation à une espérance que l'on ne peut supposer sans crime, et qu'on ne p^ut « envisager sans horreur ! C'est cependant cette « cruelle supposition , qui est l'âme de tous les
« conseils, et le premier mobile de ces funestes « traitez. G*est lace qui dicte ces arrêts qui ren- « versent toutes les fortunes; c'est là Tidoleà la- « quelle Ton sacrifie le repos de TEtat. A la lettre y « Siré, on ne paie plus que le seul prest des « isôldats ; et- les rentes stif<la«irilley' pôitr des « raisons qu if est aùsé de pénétrer Mais pour Ifts « appointemens des officiers, de quelque ordre « qu'ils soient, pour les pensions, aeqtiise9«iu «'prit du sang^ttl n'eto eàt pAis>qfu«stioD. < -
fc lié 'public' n'a ressenti aucun fruits <i»i de « Fàùg^méiitation'Hdes hidnnoiésv i^i^ de lal'tajce- «'des gèi^s d'affaires. On exige cependant les « inéities tributs qife le feu roi a eiéi^ez pendant « le fort des plus longues 'guerre!)».' Mais dAnstie « tems que le roi tiroit d'une main , il répandoit « de l'autre , et cette circulation faisoit subsister « les grands et les peuples.
« Aujourd'hui les étrangers, qui savent flatter « la passion dominante, 'consument tout le pa- « trimoine de nos enfans.
« L'unique compagnie du royaume qui ait la « liberté de parler, a porté ses remontrances « respectueuses au pied du trône. Cette compa- « gnie, à laquelle on a reconnu le pouvoir de « décerner la régence, à qui l'on s'est adressé « pour la recevoir, avec laquelle on a stipulé en
3oa PIBCBS JUtmFlOàTIVBS.
« k*Tâés ttéMiiptfrirares, ne nrouye pas à pro-. «^ poa de répotidre à no^ voeux ^ au moins pour- «, roît-eUe se senîr de nôtre requête pour rap-/ «. peler à lui-mênae, et pour faire rentrer dans, % les véritables intérêts d^ 1^ France un prince. « qui se. laisse aveugler, quoique; l'pn soit foircé « de vous représenter que J'op ne p^ut s en rien « poromettrek . : .
«liC ministre de Yotre Afajesté^ dans ce^e n cour, peut l'assurer que l'on n'avance rien ici « quiil n'ait lu. dans tous Us, cqeurs. Aii^sji Votre, <(> Ms^epite n'a rien à craindre , d'une nation qui «^ lui est toiitQ 4évQùé^7 et doit tQut se promet- «^ tri de la noblesse frauçoise. f
' ' ••■'•:»:» 'n il > « ». I .!■'. .-i.f
PIKCBS inSTIFICAItyi»,
mxAAiT D mr px.am dss cevinaBs, mnroTB. par
GBUUâHAM A 4I}9B1|OHI.
Rips|i n*est plus jmporjtanl que df s'osauper 4e8 plfic^s^ypi^ipes. de9 Pjrén^!9^ etjdeftiSei* gneurs qui font leurTesîdeoce dans ces» cantons*
.GagfMf la ga|rnison>de Baj^une ou,s!«a;r«n-
, l^. marquis de P^.. est g^uveciieiir de.D— « on ^wnnpU}içs ipt^miops 4p ce ^fuigtienr* Quand il sisr^ (l<|cîdé I il doit tripler . Sia. dép^n^e pour attirer la noblesse | il4oi| répandre des gratifications*
ïjn Normandie, .Caiaptan est un. poste, impor"» tant* Se conduire. avec je. go^y^me^r.:4^çe^ ville . confine fiyec le jffîirqHi^. de Ç...*^, Aller plus loin, assurer à ces officieirs lf|s récompense^ qui leur conviennent. ,
Agir de même dans toutes les proyi^ce# autant qu'il sera prirent ^t .possible* . Pour fournir à çiQtte dépense , on doit :çpi|^pt^r au moins sur 3oo^ooo livres le premier mois,
300 I^IEGXS ^CfSTiriCA'flViS.
« sulter ses droits, n*a enyisagë que le repos de « rÉtat, dans la confiance d*une sage adminis- « tration, et toute là France a reconnu dans « cette conduite le cœur d*un véritable père.
« Vôtre Majesté peut s'assurer de son côté, « que totts les eoèiïH toléi'cAent tLu-d«Vant d^dtté, « quand elle pardîtroit ate^ *s^ seule maison. « £Ue peut compter qu'il n'y a point de citoyen «•-qni' tie lui servit de garde. Mais, quand on « SUppô&ehi que , ^oiir pius ^afiidé sfti^é^, ëSe « fmh>îtl*dit à 'là'téte d'une armée dé dix miffie «r faonttntKs , qâàtad ^n *$upp6sëhi que lé nduc « d'Orléans paroîtroit à la tête dune^ armée 'de « 60 mtUèliotainièiij Voti^ Majesté peut «s^sàùrer <^'^Ulé ^ét«éf ët^lftéé, strr lËtttuetle il auroit compté, « et qui ne servira qu à le séduire , sera la pre» « mière à prendre vos ordres.
« S'il n'y a pas un officier qui ne gémisse , il « n'y a pas un soldat qui ne sente l'iniquité et la « perversité du gouverhèftfent, il n'y en a pas un « qui ne vous regardât comme son libérateur.
« Tous s'empresseroient d'aller reconnoître, d'al«» « 1er admirer en vous le fils de ce prince si cher, « qui règne toujours dans les cœurs. Que pou- « vez-vous jamais craindre, ou du peuple, ou de « la noblesse, quand vous viendrez mettre leur « fortune en sûreté. Vôtre armée est donc toute
« «Mirer dj> être auasi ^puissant ./optei^futijaHiais' «.Loûb<XIY^ Nonsisouam la cansoilaticiiiidci«roiis> «>¥eir accepter td une commune iToîa pour laii-» «^'ministratéttr. et régetUv^^^-^'^® vèlcei sagesse* «^jiifpera) plas :coi]nreflnbîl05 euii^de ,TOÎr>tidtaUir> «•avec .hanneaoclci testaaaent. du feu .voii^yâiip «augusleiaîeuL;'! ' >
««Pavlà^ rroui ivterDezt, iSire,: rccitte.uliiolly isi* «^»éee8aaire "aux xteox'eouvonneSyiBe réMUtr* «'dmei raàÀièpe.q^i)^^ rendroi€Tinie et l^autfe' «inébnMitables. àj leurs ennemis^ Pà# lày tous- <t TetaUirez :1e repos d'cui peuple^ qui ■ tous ve- - « gardai comme c'son père'^^jat.qui <iii6:peut)YWis> « être indifféreRt.. Bar Ikf iTOOb préviendfiea les « malheurs qu*«n n'os^rseuliementeuvisagery et « que» f om ^ous inrae de prévoir»' Quels repvo^ « ehes Kotre Mi^esté ne se feroit-^Ue pas à«ik»- « mèmey^si cequenousayodis tant tde« sujet de*^ «'onikidreTenoitià»anîveDp ...... r^ : ...
* Quelles ( krmes ne * Tcrseroit-eUe. pas , '. pour « nayoir'pointirépondu auryœux de la nation, « quise jette à ses pieds, et qui iipplor^ son se- « oours.^'Nous souhaitons nous- orompepp^'vmais' <t Vbnino«S'foro& à craindre. 'Du moins nos orain-^ « «es (prouvent tnôtre zèle ipour un roîqui jmws*
298 PliOBS ntSTIVlCÀTtVSS.
• Il rocm^iit dé ses mâiiis, à laquelle on a'pro- « rab'publiqtremem et ayec serment .que Tan «;neT<Mil<m dâre maître que des seules giÂces^ « èc que pour la résolution dei affaires, elle se- « roitprise àla pluralité des voiex dans les conseils « die^ tegenoe, iion«'seulement on ne l^éooule « pad dans aes plus sagjas itemontrances, mais « on exclut des conseils les sujets les plus dignes «i d'abord qu'ils représentent la vérité^ ncm-seu- « lement on ne fécoute pai, mats la pudeur « empêche de répéter à Voti*é Majesté les termes « également. hontisu» et injurieux, dahsiesqudis « on a répondu^ lorsquMa parlé aux gfins du «-rot en particulier. Les registres du parietiient «ren fiutmtfoi jusqu'à la postérité la plus reculée.
« Les États de Bretagne, légitimement cotivo- « quez, ont demandé qu'il leur fût permis de « -faire rendre compte à un trésorier ti:ës-sus- «pect, afin de mettre ordre à l'administration « de leurs finances. On leur «en a foit un crime « d'État, on a fait marcher des troupes comme « on les fait marcher contre des rebelles.
« Enfin I Sire, on ne connoît phis de ioix. Ces « édits qui consacrent encore aujourd'hui la M mémoire des rois vos aïeuls, ces édits rendus «: aTec tant de sagesse pour conserver la sainteté « des mariages , et l'état de toutes les famîlles|,
PïàcÊê nrsTiFiGAft'vsa. ^99
on s'en joue ^ une lettre de cachet les renverse. Quelles suites tfne telle conduire ne fait-elle pas envisager P que ne fait-elle pas craindre? Nous ne nous flatterons pas vainer ment y Sire, en nous persuadant que nous entendrons de TÔtre liouche ces paroles de con-* solation : Je sens vos maux, mais quel remède 7 puis*je apporter?
• Il est entre les mains de YotreMajesté. Quoique revêtu d'une couronne, elle n'en est pas moins Fils de France, et ses dtoits sont encore mieux établis par le respect et rattachement des peuples, qu'ils ne le sont par la loi du sang. Comme oncle du roi pupille^ qui peut disputer à Vôtre Majesté le pouvoir de eonvoqueif les Etats, pour aviser aux moyens de rétabUr l'ordre^ là tutelle et ta régence? N'appartenôitelle pas de droit à Votre Majesté? Il n'est pas sans exemple qu'un prince étranger ait été tuteur d'un roi pupille. Sans sortirhorsde diez nous, Baudouin, comtis de ' Flandre) n'a^t>>il pas eu f administration du royaume deFrancev et la tttteUe de' Philippe premier, fik de Iien4 premier? Votre Majesté* n'auroit pas -manqué de raisons, si elle avoit' voulu attaquer la prétentiondn duc d'Orléans,- aussi toute la France a-b-ellè senti que Vôtre Majesté , loin dé eon-
3o4 tCWBBi IV8nFICATi¥ES.
ét'dait^ k suite' suri i^ooo lijnres :pnr moi»*, payées exaoteiiient; « . -
Cette cléj^eYiiâe; qui cessera à la. psiix, met le roi càtlKtliqueà knéme d'agir sûrement en: cas de g-uerre.-'! ^ ' • •• •' • . f . •. ..
- 'L'Espagne nesera:tfa*im uûxUiaii^i L'armée de Philippe V est qii' France; Une lâte d'environ dix mille Espagnols est plus» cfuesuffisiainte aree lal^résenee.du roi. • m m. ; ».< -v i .
Mais il feue compter <d'enlevev au ^raoïnsi la moitié de l'armée du - duc d'Orléatfs^ C'est ici le |
point décisif. Gela nç peut s'exécuter sans< argent : une 'gratification de soo^ooo livres» est nécessaire par l)atà(llon et par escadron.* Ensuite la solde ordinaire et des 'réCoQipenses aux com^^ mandansl i ♦
Vingt 'batailhmsv, c'est deu^. millions; avec eette somme, oii forme une armée sûre; on détnut celle "de Tennèmi.
Si l'on nVnvoie que des troupes étrangères, ne pas se comniett^e à l'événement dun combat. 'Diëpùter le tei^n • pied à < pied^ pb^ur attenl^re le -mouvemeiit; des provinces, pour leur dopnec.Ietems.de se? déclarée. ' « :
'". 11 iést.tpresqoe! -certain que Us< sujets les plua dévouésâuroi dfispagne né se^ontpaâ employés duos l'Armée qui iparbiieia contre: lui. Qu'ils «e
PIÈCES JUSTIFICATIVES. 3o5
dispersent dans les provinces. Là ils agiront utilement. Les revêtir d'un caractère, s'ils n'en ont pas. Dans ce but, il est nécessaire que Sa Majesté Catholique envoie des ordres en blanc que son ministre à Paris puisse remplir. Ainsi on établira des officiers, tant commandans que subalternes.
Attendu la multiplicité des ordres à donner , il convient que lambassadéur ait pouvoir de signer pour le roi d'Espagne. .
Il convient encore que Sa Majesté Catholique signe ses ordres comme fils de France et neveu du roi de France : c'est là son titre.
Lés officiers doivent être choisis par le ministre de Sa Majesté Catholique de concert avec les chefs.
Faire un fonds pour une armée de 3o,poa hommes, que Sa Majesté Catholique trouvera formée, aguerrie et disciplinée.
Ce fonds arrivé en France au moi^ de mars, doit être distribué immédiatement dans les capitales des provinces telles que Nantes, Ba jonne.
Ne pas laisser sortir d'Espagne l'ambassadeur de France. Sa personne répondra de la sûreté de ceur qui se déclareront.
( Archives des affaires étrangères. }
IL ao
3o6 FlèCBft lUSTIFICÀTITES.
hUVE HOMiWÀTrVB DBS PRIVCIFAnX OFFICIERS QUI DEMANDENT DU SERVICE AU ROI d'bSPAGNE.
Claude François de Férrète. cheralier de Saint-Louis , maréchal de camp et colonel de la cavalerie de France.
Boschet, chevalier de Saint-Louis, colonel d'infanterie.
Dalleri Despes , chevalier de Saint-> Louis et lieutenant-colonel de cavalerie. I
De Bonrepos , chevalier de Saint-Louis , ancien capitaine d'infanterie.
De Pinqnoj, fils du comte de Pmquoy, maréchal de camp y monsquelaire , puis capitaine d*infanterie au régiment de Bassigny.
De Sabran, capitaine de dragons.
Le chevalier de Chakane, capitaine d'infanterie, réformé.
De La Rochefoucaud-GondraL
Isidore Domingue Minattj, mousquetaire.
Desmichel , seigneur de Dnscois , officier du régiment de Lyonnais.
PISGSS JUSTIPiCÀTIVSS. doj
De la Beaume.
De Laval.
• Le chevalier de Villeneuve.
De Fouches.
Dorie.
Dupin,
Même.
De Lescure.
Maubert.
Lecomte.
Despanel.
B.odes.
Estienne.
Planta, Dupuis, de Moreau^ de Castaing, Darcé de Montciel , Louis de Grave , seigneur de Beaufort, etc., etc.
3o8 PIÈGES JUftTlPIGATIYBS*
LETTRB DE M. LE PRINCE DB GELLAMÂRE AlTX AMBASSADEURS APRES* AVOIR ÉTÉ ARRESTÉ.
Monsieur ,
Le commun interest qui regarde tous les ministres des princes dans le tems qu*^on viole en ma personne le respectable et sacré caracthere d'ambassadeur d*un grand et puissant monarque , m'oblige de vous donner connoissance (quoyque cependant tout Paris en soit instruit} de la manière avec laquelle, après m'àvoir intercepté et ouvert avec tant de violence et aussy peu d'égard un paquet que j'envoyois au Roy mon maistre adressé à M. le cardinal Alberony^ je me trouve arresté dans ma maison , aussy bien que le secrétaire d'ambassade y et gardé par un détachement de mousquetaires de la maison du Roy T. G., et tous mes papiers tant publics que secrets saisis et scellés ; n'ayant pas donné le moindre sujet à cette action^ et ne pouvant m'empêcher de rendre compte à mon Souverain de tout ce qui peut contribuer dans cette déli-
PIBCSS JUSTIFIGA.TIVBS* 3o9
cate conjoncture à son service et à la defiFense naturelle de ses royaumes , il est évident que le droit des gens se trouve grièvement blessé et violé par plusieurs motifs, et quune telle violence qui ne s'est jamais vue, crie et demande à tous les princes une juste satisfaction et réparation d'infractions si grandes. C'est pourquoy je vous prie de rendre au plustost compte au Roy vôtre maistre afin qu'un exemple si estrange, si injuste et si scandaleux ne s'authorise pasdans le monde par un pernicieux silence.
Je suis, etc.
3lO FIXGES JVftllPIC ATI VBS«
LBrraB de m. l'abbb DITBOIS AtlX ambassadburs,
ÉCRITE A TABtS LB tO X)éCBMBRB I^tS.
GoMBOt ce qui se passa hyer. Monsieur^ à ré*çârd de M. le prince de Gellaftiare exdte sans doutte rattentiondu puMic et que le Roy veut faire connoître le motif de ses résolutions lors^ qu'elles peuvent intéresser les puissances,
Sa Majesté m*a ordonné de vous marquer que ce n'est qu* après que par un événement inattendu, Ton a trouvé dans un paquet que M. le prince de Gellamare avoit confié à une personne qui passoit en Espagne, des preuves de la propre main de cet ambassadeur de Tabus qu'il faisoit du caractère dont il estoit revestu y. pour porter les sujets du Roy à la révolte , le plan de la conspiration qu'il avoit formée pour renverser l'ordre et la tranquiiité de son royaume , qu'elle s'est portée à prendre la résolution de mettre un des genstils-hommes de sa maison auprès de luy^ et de l'engager à cacheter de son cachet conjointement avec celui de S. A. les ^
papiers de son ambassade pour empescher qu'ils ne soient détournés. C'est ce que Sa Majesté ma prescrit de vous faire sçavoir afin que vous veûilliés en informer votre cour, en attendant que ce qui a rapport à cette découverte importante soit mis dans son jour. Je puis vous assurer en mesme tems que la nécessité indispensable de pourvoir dans cette occasion à la tranquili&é dès peuples étoit le seul mottif qui puisse estre capable de porter Sa Magesté à s'assurer par les mesures qu'elle a prises^ des Crames dangereuses de M. le prince de Gellamare. Que ce n'est qu'avec beaucoup de {jeine, qu'elle s'est portée à prendre cette résolution, quoyqu'accompagnée de tous les égards et de toutes les marques de considérations possibles à l'égard de l'ambassadeur d'un prince dont Tamitié sera toujours chère, et qui est incapable d'entrer dans desseins aussy pernicieux.
3ia PIÈGES lUSTIFTCATIVES'.