CHAPITRE VII
serait renouveler la lutte de l*Espagne et de
l'empire, ce serait remettre tout eiï quQStion. Le dernier parti, c*est-à-dire la renonciation de l'empereur , me paraît le seul véritablement utile. Il fera disparaître tout prétexte pour éluder la renonciation du roi d'Espagne, donnera des bornes à la puissance de la maison d^uttiche en Italie , assurera la tranquillité de l'Europe , et permettra de désarmer, et par conséquent d'alléger les charges publiques. Enfin , si contre son gré , la France était obligée de recourir aux armes , elle marcherait au combat plus forte de cette pensée , qu'a^^fcit de tirer le glaive elle aurait épuisé toutes les voies de conciliation (i).
(i) Mémoires de Noailles.
38 L£ PAI^IH&OSAL.
Oepeiidant, liL }e duc, comment ¥c^ ^eas^-vous qu'oa interprète, cette dai^e qui i^ige l^spagne d^acoepter, dsai» trois nau?^ loutes les çcqpKiitions da trsôté, sous peîne ^ s'y y où* ccmtraiute par la voie des armes? Il est évident que M. l'abbé IXibcôs a sar £rifié l'Espagne à l'empereujf et à ïAjag^r Jerre*
IM JDÇC ns SAUTT^KOII.
£t pourtant rempercur a toujours tra^ YaiUé là rabaissement de la Jprance z il ne nous pardonner^ jamais ni les coups que l^i a portés 1# cardinal de lUd^eMeu ^ ni la perte de l'Esp%ne et 4es Iodes. L'a£[randKSsèment de l'Angleterre et du roi Geor^ n'est pas moins redoutable ; car sous les
trompeuses apparentées d'ufle feinte amitié, |as Afi^iais ^omt iios phis iiatitrds eimeiliis ^ t^dis que^ saik^ pfstrler de fa proziUdté du sang , nvil intérêt ne peut aliéner l'Espagne de k France, depuis flpi'éDe n'obéit jims à un roi de k mfafeon d'Aiitriclie(i). MoAsèÎK gneuri ne ir&uà j trompez )^ : si vont éé^.
daree k guek-rè à Sa Majesté Gàtkoli((ue^ Qn ne manquera pas d'^xlmmèr encore co»; tre vous toutes les horrekirs iàVeiltées pinr. une certaiae finition.
LB 'BitosarTv Duc de Sf^tetHSimon ^ ne parlèhs pas de.
BBfoij il s'agit ici des^ intérêts et de l'honneur de la FVakice.
(l) Adocution de Saint-Simon au régent.
(Voir $eà Mémôit^y loïne XVtl.)
4o LE PAUlIS-ROTAXi.
d'argêusoit.
On n'aura pas besoin ^ j'espère, d'exécuter cette clause contre l'Espagne. Philippe y comprendra sans doute qu'il y va de son repos d'adhérer à un traité qui consolide sa couronne sur sa tête , et qui promet aux fils de la reine un brillant avenir en Italie. On peut donc tenir la disposition secrète sans la communiquer d'abord au cabinet de Madrid.
LE MARECHAL DE ViLLEROY.
Eh ! qu'importe que la clause soit secrète ou non ? Il faudra Inen qu'dle finisse par être connue : d'ailleurs, quoi qu'en dise M. le
garde des sceaux , le cardinal Albéroni est
trop attaché à son maître pour signer le
déshonneur de l'Espagne , et la France ne