LE B^GENT
Que veux-tu? tu sais que ma mère n'a jamais été folle de toi, et si je l'avais écoutée, je f aurais renvoyé à Brives-la-Gaillarde.
DUBOIS
Bien obligé. Monseigneur! mais le ré-
(i) Charlotte de Bavière , mère du régent.
LE PALAfS-^EOYAL.
gent de France ne pouvait laisser dans Tinac^ tion rhomme qui Ta élevé.
Ce ii'ept peut -être pas le pl^s beau (Je tft vie ! Mais enfin tu n'as pas à te plaindre dis mcH. Cette i^mbassade de Londres a fait l)ij3n des jaloux, et je crois que le vieux dlluxe}les en mourra de dépit.
nuBois.
Tant mieux pour le conseil! Le poète (i) a raison : « d'HuxoUes est une caboche, mais jamais on n'a osé dire qtie ce fut une tête. »
(i) C'est ainsi qu'il avait surnommé Villa rs, qui avait la manie de citer à tous propos les vers de Corneille et de Racine , et qui ne savait pas l'orthographe.
CHAF1TB£ 'VII. BfJ
. Tu te rap^Uës comme&l; il devint maréchal?
XH7BÔIS.
Cest le graiid dauphin qui Im valut cette feveur, pour avoir eotr^feaiu la phiçnjïe de
mademoiselle Choin, sa maîtresse, de tatet^
de lapins rôtis !
Aussi bn cliàntait à Versailles :
« Des chiens admirez la puissance»
« À la cour leur crédit est bon. »
DUBOIS y répli(]iiant.
« Oui^ jamais maréchal de France « N'a. mieux mérité le bâton, (i) »
(i) Noëls du tems.
58 LE PALAIS*ROTAL.
LE RÉGEirr.
Pauvre rOrient!... (i) Mais, à propos, j'ai parlé de toi au roi : je lui ai fait part du service crue tu viens de lui rendre , et il m'a répondu avec la naïveté de son âge :
« Qu'il ne croyait pas que les abbés fussent aussi utiles. »
DUBOIS
% Le roi George en juge autrement, «c Si
j'étais régent de France, me disàit-ii dernièrement, je ne vous, laisserais pas longtems conseiller d'État ; en Angleterre , vous seriez ministre avant trois jours »(i).
(i) Sobriquet donné par Dubois au maréchal d'Huxelles^ qui se tournait toujours vcfrs le soleil levant.
(2) Extrait d'une lettre autographe du roi George à Dubois.