XE RAGENT
Vieux coquin, je fentends! Mais tu as donc le secret d'ensorceler tous les souverains? Le czar lui-même ne m*a-t-il pas £ait ton éloge ? il regrettait de n'avoir pas un ami tel que toi pour remplacer son pauvre Lefort (i).
DUBOIS
C'est que le czar avait de bonnes maximes : ce Ce ne sont pas les rois , disait-il , qui font les grands ministres , mais les ministres qui font les grands rois. » Yous vous rappelez son admiration pour Richelieu !
(i) Le csBar, à Paris, disait au régent : «Je vou» félicite d'avoir pour ami le négociateur de la triple alliance ; » et à Dubois : « Je voudrais avoir des hommes de votre trempe à employer. »
6ù LE- PALAI^aOT^L.
Ah! mon drôle! noua y voilà î et, pour commencer la ressemblance avec ce cardi-
nal, tu me fais demander un archevêché par le roi d*Angleterre (i). Mais vous êtes donc fous tous les deux !
DUBOIS
Pourquoi donc, Monseigneur ? Un jour, à Londres, j'ai rêvé que j'étais archevêque...
LE RÉGENT
. T\i fei3 4ps rêv^ biçn rf^icul^.
(i) Néricault Destouche, secrétaire d'ambassade à Londres , r^gea à ce si^el une lettre des plus pressantes, sous l'inspiration de Dubois^ qui eut assea de crédit sur l'esprit du roi d'Angleterre pQur la lui faire signer.