LA COURTISANS
tion de la régence lui rendit toute son effronterie : ce fat rage d'or des courtisanes. Et quel temps plus favorable à leur triomphe que celui où le plaisir semblait être la religion de l'État! La sainteté du mariage était mise au rang des ridicules ; on ne daignait se, marier que pour ne pas laisser
mourir un nom , et lorsque cet espoir était trompé y on empruntait des héritiers à la débauche ( 1 ) ; grâce aux merveilles du Midas
(i ) « Le marquis de l^"^ vint un jour prier sa femme de vouloir bien reconnaître un fils qu*il avait eu de la danseuse Lambert.— «Avec plaisir, lui répondit la marquise , si vous voulez me promettre de reconnaître celui que j'ai eu du comédien Baron. » Après quelques discussions sur le droit d'aînesse , les deux
eiifans furent reconnus.»
(Journal de Marais.)