‹ La conspiration de Cellamare; épisode de la RégenceChapitre 44 sur 121 · CHAPITRE VIJi · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIJi

écossais (1), la pluie d'or tombait sur les Danaé de l'Opéra (a) ; les petits soup rs rappelaient toute la licence des moeurs mytho-

(i) Law,

(a) Les plus grands seigneurs ne dédaignaient pas de perdre quelques heures dans leur boudoir y s'il était permis de croire une anecdote racontée dans les mémoires du tems.

n était minuit; un prince 7 soupait incognito , son page faisait sentinelle : tout à coup surviennent deux olHciers ; ils étaient Ivres ; ils jurent , ils menacent, ils veulent pénétrer dans la chambre. Le prince leur répond d'abord à travers la cloison : «Messieurs , vous connaissez le proverbe « primo occupantL » Ils n'entendent pas le latin , ils enfoncent la porte. Le prince saut^ alors sur son épée , et secondé par son page, il blesse son adversaire, met hors de combat les deux importuns, les recommande aux soins de la maîtresse du logis , et se retire. Le lendemain , par son ordre, le page va prendre des informations sur Tof-

JOO LA COURTJSANK.

(1)9 et plus d'une Érigone y yer^ sait la double ÎTresse du vin et du plaisir.

ficier blessé : il apprend qae c'est un capitaine des carabiniers royaux qui a fort bien servi et qui, depuis long-tempS| réclame un avancement mérité. Une place de major vient à vaquer dans le régiment , on la donne au capitaine. Cette faveur hâte sa guérison, et il s'empresse d'aller au Palais-Royal, offrir Thommage de sa reconnaissance. Jugez de sa surprise et de son embarras ! il retrouve dans le régent celui dont il avait troublé Le téte-à-téte. Le prince sourit, et d'une voix rassurante : « On vous avait oublié , lui « dit-il, et je suis bien aise d'avoir réparé une injus- « tice. Je sais d'ailleurs que vous vous êtes trouvé « dernièrement à une attaque de nuit où vous avez

« été blessé; j'espère que vous ne vous souviendrez

« « plus de cette aventure, si ce n'est pour vous rap-

« peler qu'il y a des momens dans la vie où il ne faut

« jamais déranger un galant homme. »

(i) Mémoires de Ravanne; description de plusieurs

GHAPITAE ^m.. lOl

Une femme , céièbredém^ Vasrt Fimiocence j de dsorrompre ki jietLiie^se ^ là Fillïô& , était la grande maîtresse' desr td^ lupté& de la cour et de la TîUe y et sa mai* son était le rendezHvons de tons les hommes jtia mode*

Au n«>mhre des odalisques renifermées daas son har^m, la jeune Manasmer se £uoaît dîstâBguer pav l'édaft. dtt sat bekuté:^ mais plus eacove par un caraetèvè entière* aMM étranger au séjoutf qu'elle habiiatt; les circonstance» qui Fy anFaienjt alttivée^ri» "vaiieot à expliquer <»tfee bizarrerie;

Mariainne était fau fille uniqae d'un tieux

petits soupers où l'Olympe était représenté dans toute la simplicité des tems antiques.

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