‹ La conspiration de Cellamare; épisode de la RégenceChapitre 72 sur 121 · CHAPITRE X. I7S · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. I7S

celui que le régent arait perdu. Averti de renlèvement de ses déjpéches par un courrier que Porto-Carrero lui avait expédié de Poitiers, et qui était arrivé à Paris plusieurs heures avant le retour de Maroy, il avait fait un choix parmi ses papiers, et s'était empressé de livrer aux flammes ceux qui pouvaient le plus le compromettre.

Les cheminées de son hôtel fumaient en- * core, lorsque Dubois^ accompagné de Le Blanc, s'y présenta, après l'avoir fait cerner par uii cordon de mousquetaires.

Dans la confiance que lui inspiraient les précautions qu'il avait prises, Cèllamare le^ reçut d'abord avec ime politesse railleuse qui semblait l^ur dire : « Il est trop tard ! » Mais sitôt qu'ils annoncèrent « qu'on allait,

aa nom du toi^ fbuiUef rhôtel^ de la èaVe au grenier y i« il ne ait plu^ ntattre d# sa. mlère, et briga de sa main \ine dtatue dont le» tbôr^eàUic idlèreàt tomber amt pi^ds dé IMmIib. * TàiMé tniéuk qne ce ràit dOe (Jûe Moi f dit frëidèiôiënt t'abbé. i» ce Chà^

oiiii àiii^ 66ti fôtir^ fhe^rit PàmbiMâdeur,

lé (Âélé^t jU^té! i^ El MtnMe Lé.BktiQ sài*-

*sitoàit dàtië ^oil seéréUlire uil pâquM^ sdi-

gheUsémèM dà<ôhété ; te MôâsieUr » lui diMl^

f emettêi^ à(èà lettrée à M. Fâbbé } eelâ rë^

garde tamt dU pHricè t éë âônt des l««tfés dé femmes I ^ Duboié qui ,- ^aiië éé dÀDdncfertér, allait furetailtpârtdût^ n^ tôi*dàpâi à être Vétigé déi railleries dé CdlàMôné:

Il lé vit pâlir âU nioment ou fl ramassait 3ôtis la cendré énCôre éhàude^ uii papi^

OHAPiTA£ X. I75

cpie la flamme avait épargné : d'étaiit k li^e des conspirateurs ! <x Je savais bieii , dit Fambassadeur avec dépit-, que le régent avait des espions àdtôits^ mais je ne les croyais pas assess bravés pout* aller au feu. » L'abbé , sans lui répoôdre ^ fit mettre les scellés ^uf tou^ ses papiers, et après l'avoir laissé sous la garde de M« de libôis y gentil*» homme ordinaire de la manche, il se retw dit au PalaisKRoyâl.

« Moùsdgneur^ dit^il ati régent y je vous .

apporte la liste des conspimteurSy écrite de la maindeCdkmare.'^^OardÉMla, lui fé^ôndit le duc d'Orléans; je ne veux pas connaître ceux qui me trahissaient : ma. conduite les engagera peut-être à me rester fidèles^ — C'est avec cette générosité cjuôn perd te^Étàts^^^^

Eh bien ! l'abbé, partageons-nous les rôles; à toi la justice, à moi la clémence! »

Resté maître de la direction de l'affaire, Dubois comprit qu'il fallait châtier avec vigueur et réduire à l'impuissance des coupables qui, enhardis par la boi\té du régent, aspiraient à changer la' face du royaume. Il commença par écrire à tous les ministres des puissances étrangères qui résidaient à la cour de France, une lettre en réponse à celle que le prince de Cellamare leur avait envoyée pour se plaindre de l'acte de violence exercé sur sa personne (i); il adressa en même tems une

. (i)yoir aux pièces justificatives du chapitre X la lettre de Cellamare et la réponse de Dubois.

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