CHAPITRE X
circulaire aux archevêques, premiers présidens et gouverneurs de provinces, pour les engager à maintenir le bon ordre et la
tranquillité publique; il fit imprimer et
publier la dernière lettre qxl prince de Gel-
lamare au cardinal Albéroni(i); enfin, dédaignant sçs protestations et ses menaces, il le fit reconduire sous bonne escorte , d'abord au château de Blois , de là sur les frontières d'Espagne (2).
Tandis qu'il faisait sortir de France le
(i)Voir cette lettre ci-dessus, au chapitre de /a CoUrtisime,
(a) Telle était Tindignation qu'avaient suscitée les intrigues de Cellamare, qu'à son passage à Poitiers il fut insulté par le peuple et obligé de se mettre sous la protection de l'autorité.
i'^8 LA BASTILLE.
prmctpal agent d'Alb^roni, so^ œil suivit la trace de tous les hommes qui avaient eu des relations particulières avec le prince de Cellamare. L'abbé Brigaut était de ce noxor bre. Depuis la conférence de rA4rsenal9 il était devenu le secrétaire de la conspira* tion : à ce titre, il avait copié c^ ^ muin le manifeste du roi d'Espagne et plusieurs autres pièces d'une haute importance , et il passait la plus grande partie de ses jotur** nées chez l'ambassadeur. Informé de Tar* restation de Porto-Carrero , Cellamare s'était empressé de prévenir Brigaut, et lui avait envoyé pour assurer sa fuite cent louis et un cheval de ses écuries. Il était déjà entre Nemours et Montargis, lorsqu'il tomba dans les mains des émissaires de