CHAPITRE X
Dubois qui avaient reçu Tordre de le poursuivre. La beauté de son cheval, qui con* trastait avec la simplicité de son costume, avait éveillé leurs soupçons. lU 1^ recooaurait sous l'babit et la perruque d'un marchand forain, et ramenèrent immédiat teoftent à la Bastille.
Dubois, qui coimaisaait les liaisons du dïeiralier deMesailavec Tabbé Brigaut, l'en*^ voya chercher pour lui demanda s'il ne savait, rien de particulier sur les intrigues de Fambassadeur d'Espagne, « L'abbé Bri^ «gaut, ré^ndit le chevalier > m'a remis « avant son départ une cassette, mais eUe X ne renferme, m*a*t-»il dit, que des papiers <K rdkti& à ses propres affaires. » On fit apporter la caissette; on n'y trouva en effet
l8o LA BASTILLE.
qu'un testament et quelques titres de famille. L'abbé avait bien confié à Mesnil un autre paquet cacheté ; mais aussitôt que le chevalier avait appris l'arrestation du prince de Cellamare y il s'était rappelé les relations de son ami avec l'ambassadeur , avait ouvert adroitement la cassette, et l'avait refermée après s'être assuré qu'elle ne contenait rien de suspect; décachetant ensuite le rouleau de papiers, il n'y avait pas vu sans surprise le plan et les preuves d'une conspiration; et dans l'intérêt de l'abbé Brigaut et de plusieurs personnes de distinction , il avait jeté au feu le témoignage qui pouvait les perdre. Les aveux de Brigaut rendirent ce dévouement inutile. Interrogé par Le Blanc et d'Argenson : « Puisque vous avez, leur