‹ La conspiration de Cellamare; épisode de la RégenceChapitre 79 sur 121 · LE DUC DB BOURBOF · texte numérisé non relu

LE DUC DB BOURBOF

Moi? )

LÉ RÉGENT

Dijon y par exemple !

LE DUC DE BOUaBON.

Abl monsieur} rien de mieux que de mettre madame du Maine en lieu sûr^ mm» vouloir me constituer le geôlier de matwte!

LB mSGEJTT.

Cependant y encore une fois, Tafâdre' nous intéresse tous les desetx ^ i il ne serait pas juste de m'en laisser toute la responsav bilité; et j'ai beau chercher , je ne vois rien d^ mieux que Dijon. Tenez, prenons Saint^mon pour juge.

CBiPixaï: X. IQI

SAINT-SIMON, soariant.

Le cas est très embarrassant ; M. le duc n'a pas tort et M. le régent a raisonu Ce ii'est peut-être pas fort agréable en général d'être le geôlier de sa tante; mais ce léger inconvénient disparaît^ ici^ devant l'intérêt de l'Etat; rien n'est plus important cjue de prouver ^ux factieux que la plus parfaite harmonie règne qntre les deux premiers princes du sang. J'avouerai aussi , quoique d'humeur peu vindicative^ qu'à, la place de M. le duc, j'aurais quelque peine à me refuser le plaisir de fairç enrager entre quatre de me^ murailles une feipme qui aurait plaidé contre moi. Tout prince que l'on soit , on est homme d'abord , et cette

19^ LJL BASTILLE.

rocambole (i) me paraît trop plaisante pour en £aiire le sacrifice.

LE iUBGEl^y aa dac de Bourbon.

Allons y mon cher duc, vous souriez; vous êtes persuadé.

LE DUC DE BOURBOir.

Eh bien y soit! je ne suis pas fâché de donner à madame la duchesse un appar-

tement dans mon château de Dijon, en échange de celui que je lui ai pris aux Tuileries. »

Le lendemain on fit cerner Sceaux , et à l'instant où le duc du Maine sortait de la chapelle , La Billarderie j lieutenant des gardes du corps , Farréta et le fit monter

(i)^£xpressioii textuelle de Saint-Simon.

CHXPITBE X; ^93

cki» un6 voiture avec Faùnccèurl^ bii^«dier das monsquetairas^ d^tiné à le garder djEiQ^ sa prUon. D^^uia Sceaux jusqu'à Dourlws il ne lui échappa- si plainte ^ m €\iscQ\Xr&f mais farôe soupirs. A chaque églî&e devant laqijkeUe il pas^it^ il joignait les mains^ s'incUiiait} faismt le signe de la craii: et mf^rmottait des prières* Pâl^ et tran^blant| il croyait inarcher à la mort^ et dans son orgueilleuse frayeur, le, pauvre homme redoutait le tnépas du duc de Quise.

La ^duchesse avait reçu plusieura avis d^ $a prochaine ^arrestation , joaais elle répo^r dait toujours en parodiant le mot du B^ lafré ; « Zk .Bi'o^^ei^ient j ». U» ^r, j^^ffemoiselle Delaunay lui annonça ^ de Jki par}:

de la marquise de liambert, (|ue Tordi^e

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